Mal-être à l'adolescence

Dernière modification: 11 octobre 2018

L’adolescence est une période de transition, de transformations. Le corps change, les pulsions se réveillent, la manière de voir le monde et les autres évolue. Se sentir dépassé·e, divisé·e, voire perdu·e peut arriver.

Explorer ses propres limites accompagne souvent cette étape, cela témoigne de la nécessité de reprendre le contrôle.

Paradoxalement pour reprendre le contrôle, les jeunes peuvent être tenté·e·s de dépasser leurs propres limites en prenant des risques, quitte à perdre leur place dans la vie.

Parfois la mort arrive lorsque le·la jeune ne mesure pas la dangerosité des risques qu’il·elle prend. D’autres fois, les conflits et l’agitation intérieure qu’il·elle vit sont si intenses, qu’il·elle a besoin que tout s’arrête, que quelque chose change, et alors il·elle réagit impulsivement à ce trop-plein.

Le suicide n’apportera pas les changements espérés. C’est un geste irréversible qui marque la fin de la vie. Le suicide n’est pas un choix et n’est pas désiré. C’est le changement que le·la jeune cherche souvent face à une impression d’impasse.

Les risques de tentative de suicide

Il arrive que la personne répète une tentative de suicide quand elle ne parvient pas à faire comprendre ce qu’elle vit à son entourage.
Heureusement, un bon nombre de suicides ne se terminent pas par la mort. On parle de tentatives de suicide. Cependant, elles sont dangereuses et elles peuvent laisser des séquelles.

Les tentatives de suicide et les conduites à risque témoignent d’un mal-être qui se traduit par un passage à l’acte que l’on appelle, l’agir.

Parler évite ce geste qui peut coûter la santé et même parfois la vie.

Se sentir différent·e

La situation de handicap augmente le sentiment de solitude que peut vivre le·la jeune et le sentiment que personne ne peut le·la comprendre ni se mettre à sa place.

Ce sentiment d’être différent·e, de ne pas pouvoir être compris·e est partagé par d’autres jeunes qui ont eu un parcours particulier, soit parce qu’ils·elles ont été adopté·e·s, soit parce qu’ils·elles se questionnent sur leur orientation sexuelle ou encore parce qu’ils·elles n’aiment pas leur apparence, leur couleur de peau, etc. Cela arrive aussi lorsque le·la jeune a vécu des abus sexuels ou de la violence, dont il·elle n’ose pas parler.

Or, il existe des personnes qui peuvent comprendre et il est important de les chercher.

Que faire?

Ne pas rester seul·e avec ses idées noires ou pensées suicidaires ! Parles-en une personne de confiance.

Si tu ne sais pas à qui t'adresser écris-nous sur ciao.ch. Tu peux aussi appeler des professionnel·le·s qui répondent en toute confidentialité à Malatavie Unité de crise 022 372 42 42 ou au 147, ligne d'aide pour les jeunes ouverte 24/24 et 7/7.

Si tu veux en savoir plus:

  • Violences

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