Le·la psy, c'est qui?

Dernière modification: 14 décembre 2018

Consulter un·e "psy" ne signifie pas être fou·folle, mais c'est simplement reconnaître avoir besoin de l'aide d'un·e professionnel·le. Le terme "psy" concerne le psychisme (le mental) et peut renvoyer à des professions proches mais différentes. Voici quelques précisions pour t'y retrouver:

  • Les psychiatres sont d'abord médecins. Après des études de médecine, ils·elles ont choisi une spécialisation en psychiatrie, s'occupent donc de maladies mentales, mais aussi de difficultés psychologiques qui ne sont pas des maladies. Comme tous les médecins, ils·elles peuvent faire des ordonnances et prescrire des médicaments. Ils·elles sont les seul·e·s psy à avoir le droit de faire une ordonnance. Certain·e·s psychiatres exercent en hôpital et d'autres consultent en cabinet privé. Ils·elles ne travaillent pas tous·toutes de la même manière. Certain·e·s prescrivent des médicaments, pratiquent des psychothérapies ou des approches corporelles, relaxation, hypnose, etc.
  • Les psychologues ont fait des études de psychologie à l'université. Contrairement aux psychiatres, ils·elles se sont tout de suite spécialisé·e·s dans l'aide aux personnes en souffrance. Mais ils·elles ne sont pas médecins et ne peuvent donc pas prescrire de médicaments. Ils·elles peuvent, selon leur formation, pratiquer des psychothérapies ou faire passer des tests.
  • Les psychanalystes ont d'abord fait eux·elles-mêmes une psychanalyse qui a duré plusieurs années. En général, ils·elles ont aussi une formation en psychiatrie ou en psychologie. Ils·elles reçoivent des patient·e·s sur une longue durée.
  • Les psychothérapeutes peuvent être psychologues, psychiatres ou psychanalystes. Ils·elles proposent de t'aider à mieux te connaître, à dépasser les problèmes psychiques, à les résoudre à l'aide d'une méthode qu'ils·elles ont choisie pour travailler (thérapie cognitivo-comportementale, thérapie systémique, thérapie psycho-dynamique ou autre).

A savoir...

Un diplôme c'est indispensable, mais cela ne fait pas tout. Il ne garantit pas que tu te sentes en confiance avec chaque professionnel·le. Fie-toi aussi à ton ressenti!

Si tu "n'accroches pas" avec ton·ta psy, si tu ne te sens pas à l'aise, parle-en à ton médecin traitant, ou à une personne adulte de confiance, qui pourra t'aider à y voir plus clair. Si le malaise continue, tu as tout à fait le droit de changer de psy, mais il est important de pouvoir lui expliquer pourquoi tu le fais.

Suivre une thérapie soulage, mais fait vivre de nombreuses émotions, ce n'est pas pour autant qu'il faut abandonner. Ces émotions permettent d'avancer dans la thérapie.

Si tu veux en savoir plus:

La consultation psychologique

Une consultation, pourquoi, comment?

Si tu ressens des difficultés d'ordre psychologique (blues, sentiment d'être incompris·e, difficultés dans les relations avec les autres, tristesse prolongée, etc.), tu peux consulter un·e psy (psychiatre ou psychologue). Ce·tte professionnel·le ne s'occupe pas que des personnes gravement atteintes mentalement, tu peux le·la consulter lors d'un passage difficile !

Après un ou deux entretiens qui servent à faire connaissance, le·la psy te proposera un suivi si nécessaire, le plus souvent sous forme d'entretiens. Les modalités de ce suivi sont établies en tenant compte en partie de tes souhaits. Rien n'est entrepris sans ton accord. Le contenu des entretiens reste confidentiel.

Cependant, dans la plupart des cas, et sauf avis contraire de ta part, il est conseillé d'informer tes parents que tu as entrepris un suivi. En étant mis au courant de tes difficultés, ils pourront t'épauler au quotidien. Tu mets ainsi toutes les chances de ton côté pour que ce suivi soit réussi!

Je veux consulter: où m'adresser?

Il existe, dans la majorité des grandes villes des cantons romands, des centres de psychiatrie pour enfants et adolescent·e·s. Ils portent des noms différents (Service médico-pédagogique, Service de guidance, Service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescence, etc).

Ces centres accueillent des jeunes de moins de 18 ans et leur famille et offrent des consultations remboursées par l'assurance. Un·e jeune, dès l'âge de 14-15 ans, a le droit de consulter sans l'accord de ses parents. En cas de besoin, il est possible de te faire accompagner à cette consultation par un·e amie.

  • Se faire aider

Articles liés

Questions liées