Boulimie

Dernière modification: 6 décembre 2018

Comme l'anorexie mentale, la boulimie est une maladie psychique qui touche principalement les femmes (2 à 4% des femmes entre 15 et 35 ans), mais qui n'épargne pas les hommes, bien qu'ils soient moins concernés. La boulimie est un trouble du comportement alimentaire (TCA).

La personne qui souffre de boulimie est régulièrement (une fois par semaine à plusieurs fois par jour) prise de soudaines crises durant lesquelles elle avale de grandes quantités de nourriture en peu de temps. Durant ces crises, elle se trouve dans une sorte de perte de contrôle, où tout ce qui compte est de pouvoir "se remplir", parfois avec ce qui lui tombe sous la main.

Après la crise, elle éprouve un sentiment de honte et de culpabilité et une forte angoisse à l'idée de prendre du poids. Pour essayer de soulager ces crises, elle va se faire vomir, prendre des médicaments, jeûner, faire du sport à outrance, etc., ce qui peut être dangereux pour sa santé. On appelle cela des comportements compensatoires.

Les symptômes

Contrairement à l'anorexie mentale, les signes de la boulimie sont moins visibles : la personne qui en souffre présente généralement un poids normal, voire parfois un peu en dessous de la norme. Elle fait tout pour que personne ne se doute de ce qui lui arrive : ses crises se passent en cachette. 

On peut dire qu'elle mène une sorte de double vie.

Bien souvent, elle évite de manger en public car cela lui est très difficile. Elle est complètement déconnectée de ses sensations et n'arrive plus à savoir si elle a faim ou pas et ce qu'elle peut manger.

Les personnes boulimiques n'ont pas une haute opinion d'elles-mêmes (estime de soi): elles sont préoccupées de manière excessive par leur apparence et angoissent à l'idée de prendre du poids.

Elles ont tendance à s'isoler et peuvent sombrer dans de profondes dépressions. Si la boulimie est moins visible que l'anorexie mentale, ses conséquences physiques et psychologiques peuvent être aussi très graves.

Suis-je boulimique?

Le fait d'avaler une plaque de chocolat ou un paquet de biscuits ne signifie pas que tu es boulimique. Pour certaines personnes, le fait de manger ainsi peut donner la fausse sensation de calmer le stress, une frustration ou un chagrin. Cela peut aussi être la conséquence d'une trop grande privation due à des régimes le plus souvent inutiles.

Mais si cela se passe au moins une fois par semaine et qu'il t'arrive pendant la journée d'avoir de la peine à te concentrer parce que tu n'attends plus que le moment où il n'y a personne pour pouvoir manger, alors c'est probablement plus qu'une fringale passagère.

Il te faudra peut-être dépasser le sentiment de honte et de culpabilité que tu peux ressentir : dis-toi bien que personne n'est là pour te juger, ni sur ce que tu manges, ni sur ton apparence.

Si tu éprouves le besoin de te remplir de nourriture, c'est peut-être le signe d'une souffrance plus profonde dont il vaut la peine de s'occuper.

Il est important d'en parler avec une personne de confiance, à tes parents, à un·e médecin ou à l'infirmier·ère scolaire.

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