Stades de consommation

Dernière modification: 11 décembre 2018

On ne devient pas dépendant·e du jour au lendemain d'une drogue ou d'un comportement. C'est un processus qui s'installe petit à petit, sans que le·la consommateur·trice s'en rende vraiment compte. Personne n'a commencé en projetant faire une longue carrière dans la consommation.

Toutes les personnes dépendantes ont consommé une fois pour essayer.

Et à l'inverse, toutes les personnes qui essaient une fois un produit ne deviennent pas forcément dépendantes ! Mais rien n'est jamais définitif, la vie évolue, on peut commencer de consommer, on peut aussi diminuer voire arrêter sa consommation.

Usage expérimental

Tu as peut-être essayé un jour de boire un peu d'alcool ou de tirer une taffe d'une cigarette. Peut-être est-ce clair pour toi que tu ne toucheras jamais à certaines drogues, même pas pour essayer. Essayer une substance, c'est consommer une fois, pour voir le goût que ça a ou pour savoir ce que cela fait comme effet.

Certaines drogues sont dangereuses, même juste une fois pour essayer. Cela dépend des produits, de la manière de les consommer, mais aussi de la personne qui les consomme, de sa sensibilité, de son état d'esprit et du contexte de la consommation.

Usage récréationnel

Consommer une drogue de manière récréationnelle signifie consommer de temps en temps dans un contexte souvent festif, avec d'autres personnes parce que cela fait partie de l'ambiance. C'est ainsi pour la plupart des jeunes avec l'alcool : ils·elles boivent le week-end pour faire la fête et se détendre avec leurs ami·e·s.

Cette manière de consommer présente surtout des risques immédiats, tels que l'intoxication, les accidents de circulation, les comportements inadéquats (violence, relations sexuelles non protégées, etc.). Si la consommation se répète de manière régulière, cela risque de devenir une habitude qui peut se transformer en dépendance.

Si tu veux en savoir plus:

Consommation des jeunes

Usage abusif

Un usage dit abusif signifie « trop » : trop en quantité, trop dans la fréquence ou trop dans la prise de risques. Par exemple, tous les week-end s'accompagnent d'une soirée où on consomme de l'alcool, tout le temps libre se passe à surfer sur Internet.

Un usage abusif dans l'excès ou dans la répétition fait courir des risques importants, dont notamment le risque de perdre le contrôle de la consommation et de devenir dépendant·e.

Si la personne utilise une substance parce qu'elle pense qu'elle apporte une "solution" à un problème (par ex. timidité, stress) et qu'elle se met à consommer cette substance pour "résoudre" le problème, on peut parler d'automédication.

Dépendance

On est dépendant d'une drogue ou d'un comportement lorsqu'on n'arrive plus à s'en passer et qu'on construit sa vie autour de la consommation, malgré les conséquences négatives que cela provoque. Il ne s'agit pas d'un manque de volonté mais d'une véritable maladie car le fonctionnement du cerveau en est modifié. Il y a deux sortes de dépendances:

  • la dépendance physique provoquée par certaines substances comme l'héroïne, l'alcool, les médicaments;
  • la dépendance psychique que toutes les substances peuvent provoquer.

Être dépendant·e c'est vivre une terrible souffrance, c'est être esclave du produit, c'est voir sa vie, sa santé, ses relations, sa famille se dégrader et c'est avoir, malgré tout cela, besoin de la substance.

Dépendance: pourquoi?

Pour comprendre pourquoi une personne est devenue dépendante, il faut considérer de nombreux facteurs, aussi bien liés à la personne consommatrice qu'au produit qu'elle consomme ainsi qu'au contexte de la consommation. C'est ce qu'on appelle l'approche bio-psycho-sociale.

Parmi les caractéristiques individuelles, des facteurs comme se sentir en échec, mal dans sa peau, s'entendre mal avec ses parents, avoir une mauvaise estime de soi sont des facteurs de risques. Certaines recherches montrent également l'existence de facteurs de risque héréditaires, c'est-à-dire une sensibilité particulière mais qui à elle seule ne suffit pas à provoquer une dépendance, car, heureusement, chacun·e a des capacités de résilience!

Le tabagisme passif

Respirer la fumée des autres, même sans fumer, provoque les mêmes effets que fumer soi-même : accélération du rythme cardiaque, diminution de l'apport en oxygène, irritation des yeux et de la gorge, augmentation des risques de maladie respiratoire, de cancers et de maladies cardio-vasculaires.

Pour les enfants exposés à la fumée de leur entourage, on constate une augmentation du risque de bronchite, d'otite et de pneumonie, une détérioration de la fonction pulmonaire et un ralentissement du développement des poumons ainsi qu'une aggravation (voire même un déclenchement) de problèmes d'asthme.

Alors, si tu fumes, veille à ne pas exposer ton entourage.

  • Autour de la consommation

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