IST: symptômes et conséquences

Dernière modification: 30 janvier 2019

IST ou MST ?

Avoir une IST (Infections Sexuellement Transmissibles) signifie être porteur d’un virus, bactérie, parasite ou champignon, transmis lors des relations sexuelles. Cette infection peut ne pas déclencher de symptômes évidents ou en tout cas pas dans un premier temps.

Une MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) se caractérise par des symptômes d’une infection, c’est-à-dire par les conséquences de la présence de l’infection sur le corps. La maladie peut, ou non, se manifester après l’infection, dans un délai parfois relativement long. C’est le cas pour le virus du VIH qui induit la maladie du sida parfois plusieurs années après l’infection.

On entend souvent parler du VIH et de l'hépatite B, mais il existe aussi d'autres infections transmises par la sexualité. Toutes s'appellent des IST (infections sexuellement transmissibles). Il existe plusieurs sortes d'IST, causées soit par des bactéries (chlamydia, syphilis, gonorrhée, etc.), des virus (herpès, VIH, hépatite B, papillomavirus), des parasites (morpions, trichomonas) ou des levures (mycoses).

Le plus souvent, les IST ne présentent pas de symptômes évidents ou visibles. Il n'est donc pas possible de savoir si une personne est infectée en la regardant ou en lui parlant. Quelqu'un peut sembler être en pleine forme et avoir une IST.

Le seul moyen de savoir si on a une IST est de faire des dépistages. Pour chaque IST, il y a des tests spécifiques qui se font soit par prise de sang, soit par prélèvement local (frottis ou analyse d'urine).

Ça pique, ça gratte, ça brûle ? Il ne faut pas attendre que ça passe, il faut prendre un rendez-vous chez le·la médecin ou téléphoner au centre de santé sexuelle-planning familial pour savoir quoi faire. Il existe aussi des centres de dépistage, comme le Groupe Sida (Neuchâtel), le centre Empreinte (Fribourg) et le Checkpoint (pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, les personnes trans et leurs partenaires).

Mieux vaut consulter pour rien que de passer à côté d'une IST.

Plus tôt une IST est diagnostiqué·e, plus vite le traitement se met en place et moins les conséquences de l'infection sont graves. Même sans symptômes, le·la partenaire doit être en général traité·e.

Symptômes pour les filles

  • Brûlures en urinant
  • Douleurs vaginales ou saignements lors des pénétrations
  • Pertes vaginales inhabituelles, qui sentent mauvais, qui démangent
  • Boutons, rougeurs ou verrues sur les parties génitales
  • Douleurs dans le bas-ventre ou pendant les relations sexuelles
  • Changements dans la bouche après des relations buccogénitales (fellations, cunnilingus)
  • Écoulements ou saignements au niveau de l'anus
  • Saignements entre les règles

Symptômes pour les garçons

  • Des écoulements inhabituels au niveau du pénis
  • Brûlures en urinant
  • Boutons, rougeurs ou verrues sur les parties génitales
  • Douleurs dans les testicules
  • Changements dans la bouche après des relations buccogénitales (cunnilingus, fellations)
  • Écoulements ou saignements au niveau de l'anus

Tout le monde peut en attraper ?

Les IST peuvent toucher tout le monde et il n'est pas honteux d'en avoir une. Si le préservatif réduit beaucoup les risques de transmission, il ne la supprime pas totalement. Certaines IST peuvent s’attraper par simple contact peau à peau ou muqueuse-muqueuse.

Filles et garçons peuvent être porteur·euse d’une IST, avoir ou non des symptômes et être contagieux·euse.

Dernière chose : on ne peut pas transmettre une infection que l'on n'a pas.

Que faire pour diminuer au maximum les risques d’IST ?

La personne qui a l'infection n'en souffre pas forcément, par contre elle est contagieuse et peut transmettre la maladie à son·sa partenaire lors de relations sexuelles. C'est pourquoi, avant que les deux partenaires fassent un dépistage, il est recommandé d’appliquer les règles du Safer sex pour se protéger et protéger l'autre le mieux possible. Ce qui veut dire:

  1. Toujours utiliser des préservatifs (masculin ou féminin) pour des rapports avec pénétration vaginale ou anale.
  2. Faire le safer sex check sur lovelife.ch pour obtenir des conseils adaptés à ton cas personnel

En adoptant systématiquement ces précautions, on diminue nettement le risque d'attraper une IST. Mais certaines IST se transmettent par simple contact peau à peau, en particulier entre les muqueuses.

En résumé, il est important de se protéger avec un préservatif lors des relations sexuelles et de se soigner dès qu’on se rend compte que l'on est porteur·euse d'une IST.

Si elles ne sont pas soignées, certaines infections peuvent avoir des conséquences graves sur la santé, comme par exemple la stérilité des femmes, mais aussi des hommes.

La bonne nouvelle est que la plupart de ces infections guérissent sans séquelles, à condition de les soigner rapidement. Il existe des vaccins contre certaines IST (HPV, Hépatites A et B) qui permettent à la personne vaccinée de ne pas attraper l'infection.

Fellation, cunnilingus, baisers, etc. : comportements à risque ?

Le virus VIH, responsable du sida est présent dans le sang, dans le sperme de l'homme, ainsi que dans les sécrétions vaginales et le sang des règles de la femme, bien entendu uniquement s'ils·elles sont porteurs·euses du virus.

Le sexe oral (cunnilingus, fellation) n’est pas une pratique risquée pour ce qui est du VIH. Même si il y a du sang (des règles), ou du sperme dans la bouche, le risque de transmission du VIH reste faible. Par contre, d’autre IST peuvent être transmises par le sexe oral, comme la syphilis, la gonorrhée, et la chlamydia. Pour éviter ces IST, il vaut mieux utiliser un préservatif pendant la fellation et une digue dentaire pendant le cunnilingus.

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