VIH et sida

Dernière modification: 12 février 2019

Le sida (Syndrome d'Immuno Déficicence Acquise) est une maladie due au virus VIH qui attaque le système de défense (ou immunitaire) de l'organisme. Après une période de calme apparent (souvent plusieurs années), la maladie se développe et la personne manifeste toutes sortes de symptômes, car son système de défense immunitaire est fragilisé.

Comment agit ce virus ?

Toute la journée des germes entrent dans l'organisme, et le système immunitaire, quand il fonctionne normalement, extermine les indésirables. Or, le virus VIH, responsable du sida, détruit le système immunitaire du corps qui n'est alors plus capable d'éliminer les germes : ceux-ci s'installent largement et perturbent le fonctionnement du reste de l'organisme.

Sans diagnostic et donc sans traitement, après une plus ou moins longue période de vie sans dommages physiques, les défenses immunitaires chutent tellement que la personne attrape alors toutes les maladies dites opportunistes : elle est cette fois visiblement malade et l'organisme s'épuise énormément. Sans traitement, la personne décède de plusieurs maladies et d'épuisement.

Le virus VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine), l'agent responsable du sida, reste assez longtemps discret dans l'organisme tout en étant déjà transmissible : aucun signe extérieur ne permet de savoir si quelqu'un est infecté·e ou non. La personne est dite séropositive dès que le test a affirmé la présence du virus dans le corps.

La médecine ne permet pas de guérir le VIH. Mais, il existe différents médicaments qui permettent de traiter et de contrôler l’infection. Une personne diagnostiquée peut avoir accès à un traitement qui lui permettra de garder une espérance de vie équivalente et une bonne qualité de vie. Le traitement est aujourd’hui tellement efficace qu’il empêche le virus de se dupliquer tant et si bien qu’on ne le retrouve plus dans les analyses.

Ainsi, une personne séropositive sous traitement ne transmet plus le VIH, ni à ses partenaires sexuel·le·s, ni à son enfant lors de l’accouchement ou de l’allaitement.

Le VIH touche toutes les couches sociales et toutes les générations. Il est répandu dans le monde entier et plus fortement dans les pays défavorisés par le manque de préservatifs et de moyens de prévention pour informer la population, ainsi que par le manque d'accessibilité des médicaments.

Comment attrape-t-on le VIH, responsable du sida?

Ce virus peut se transmettre lors de pénétrations vaginales ou anales sans préservatif, avec une personne qui est porteuse du VIH et qui ne prend pas de traitement.

Le VIH pénètre dans le corps par les muqueuses génitales (vagin, pénis) ou anales.

Sans traitement, il peut se transmettre aussi d’une mère séropositive à son enfant lors de la grossesse, de l'accouchement et ensuite lors de l'allaitement.

Il y a aussi un risque de transmission par l'échange de seringues, lors de tatouages ou piercings fait dans de mauvaises conditions d'hygiène, ou encore par les lames de rasoirs réutilisées chez les barbiers/salons de coiffure.

Dans les pays occidentaux, toutes les transfusions sont faites avec du sang analysé avec soin et il n'y a donc pas de risques de transmission du VIH. En revanche, dans les pays en voie de développement, le sang n'est pas toujours analysé, faute de moyens.

Comment prendre le maximum de précautions?

Il est impossible de reconnaître une personne séropositive à son apparence, elle peut être en pleine forme. Surtout au début d'une relation, où l'on ne sait pas grand-chose sur l'autre, les règles du safer sex sont indispensables :

  • Toujours utiliser des préservatifs (masculin ou féminin) pour des rapports avec pénétration vaginale ou anale.
  • Faire le safer sex check sur lovelife.ch pour obtenir des conseils adaptés à ton cas personnel.

Le préservatif ne protège pas que du VIH, mais également des autres IST : hépatites, herpès, etc. C'est donc une super protection, à apprécier à sa juste valeur.

Comportements sans risques de transmission du VIH : les baisers, les caresses et la masturbation, la vie quotidienne avec une personne séropositive sous traitement, les massages, et même les relations sexuelles si la personne prend son traitement. Rien à craindre à la piscine non plus et pas de risque avec les moustiques ou les animaux domestiques. Le virus ne peut pas passer à travers la peau et il meurt très vite à l'air libre. En effet, le VIH survit de 30 minutes à 4h en dehors du corps. Pour infecter quelqu'un, il doit entrer à l'intérieur du corps.

Pendant les six premières semaines de l'infection, le virus est environ 50% plus contagieux que plus tard, et plus virulent dans le sperme que dans le sang : on parle de primo-infection.

J'ai pris un risque majeur, que faire?

En cas de pénétration, anale ou vaginale, sans préservatif avec un partenaire dont on n’est pas sûr·e s’il ou elle pourrait être porteur·euse du VIH sans le savoir, il y a un risque de transmission du VIH.

Si le·la partenaire appartient à un groupe particulièrement exposé au VIH, il est recommandé d’aller au plus vite à l’hôpital si possible avec le·la partenaire. Les groupes particulièrement exposés au VIH sont les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes migrantes en provenance d’un pays où le VIH est très répandu (Afrique subsaharienne, Europe de l’Est, Asie du Sud-Est…), les personnes s'injectant de la drogue par voie intraveineuse, et les travailleur·euse du sexe. Un·e médecin pourra alors faire une évaluation du risque d’infection pour les deux partenaires et le cas échéants un dépistage pour exclure une ancienne infection.

Si le·la partenaire pouvait être porteur·euse du VIH ou s’il·elle n’est pas présente pour le vérifier, il est possible de recevoir un traitement VIH d’urgence (PEP – Prophylaxis Post-exposition). Ce traitement doit être commencé le plus tôt possible et au maximum dans les 48h après le rapport. Si elle est administrée suffisamment tôt, la PEP réduit de 80% le risque d'être infecté par le VIH. Il est disponible aux urgences des hôpitaux et dans les checkpoint (Genève, Lausanne, Bâle, et Zürich). Il peut aussi être posposé suite à une agression sexuelle.

Après une pénétration sans préservatif et à risques, un dépistage est possible à partir de 15 jours après le rapport. En revanche, selon le type de dépistage, il faut attendre 6 à 12 semaines pour pouvoir exclure une infection. Si le test est positif mais qu’il a été fait seulement deux semaines après le rapport à risque, les médecins font généralement un deuxième test confirmatoire.

Pendant la durée de l'attente, il est important de toujours se protéger, car même si le virus n'est pas encore détectable dans le sang, le risque de transmission est déjà là dès le début.

Symptômes d'une infection à VIH et du sida

Quand le virus VIH, virus responsable du sida, entre dans l'organisme, la charge virale augmente rapidement au cours des premières semaines. Cette période se caractérise par l’apparition fréquente de symptômes qui ressemblent beaucoup à ceux d’un refroidissement ou d’une légère grippe : fièvre, éruptions de boutons, fatigue, maux de tête, etc. Souvent les personnes touchées, ou même les médecins, ne remarquent pas ces symptômes ou ne font pas le lien avec une infection possible par le VIH.

Ces signes disparaissent tout seuls après quelque temps, car le système immunitaire réagit à l’agression des virus. L’infection par le VIH évolue ensuite sans se faire remarquer.

En général, une personne séropositive n’a pas de difficultés particulières et vit normalement. Mais, dès qu’elle a contracté le virus et tant qu’elle n’aura pas pris un traitement, une personne porteuse du VIH sans le savoir est contagieuse sans que cela ne se voit.

Au bout de quelques mois, ou même plusieurs années, la personne séropositive peut développer la maladie du sida, car le système immunitaire s’affaiblit toujours davantage. C'est la deuxième phase de la maladie.

Durant cette deuxième phase on constate :

  • l'apparition de maladies dites opportunistes. Ces maladies se développent lorsque l'organisme n'est plus en mesure de se défendre contre des microbes habituellement inoffensifs. La personne tousse, a de la diarrhée, ressent une grande fatigue et constate un amaigrissement etc.
  • le développement de certains cancers;
  • des atteintes du système nerveux (perte de mémoire, troubles de la coordination, confusion dans le langage, diminution de la vue, etc.);
  • simplement un amaigrissement très important.

Si la personne n'a pas fait de test de dépistage, le diagnostic de cette maladie peut se faire plusieurs années après la contraction du virus.

Si tu veux en savoir plus: 

Aide Suisse contre le Sida

Clip de la lutte contre le sida Aides:

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