Au travail

On parle de discrimination dans le monde du travail (ou à l’embauche) quand une personne est traitée de manière défavorable en raison de caractéristiques personnelles (origine, nom, genre, âge, religion, opinions politiques ou syndicales, apparence etc.) et non en raison de ses compétences, expériences ou résultats.

La discrimination au travail peut se produire à différentes étapes :

  • avant d’être embauché·e, exemple : une offre d’emploi qui exclut certaines personnes ;
  • pendant le travail, exemple : pas de possibilités de promotion pour certaines personnes seulement ;
  • à la fin d’un emploi, exemple : un licenciement dû à une apparence physique.
Quand une personne se voit refuser un travail à cause de qui elle est et pas à cause de ses compétences ou ce qu’elle sait faire, on parle de discrimination à l’embauche.

Un·e employeur·euse peut demander des exigences qui sont pertinentes pour un emploi, par exemple « parler français de manière compréhensible » pour un poste de réceptionniste. Mais iel ne peut pas exiger des critères qui sont excluants, par exemple « parler français sans accent ».

Malgré l’interdiction, la discrimination est difficile à prouver et beaucoup de recruteur·euse·s continuent à discriminer dans le monde du travail sans être puni·e·s.

Accéder à une formation

La discrimination dans l’accès à une formation ou à un apprentissage touche certain·e·s jeunes, même quand iels ont les mêmes compétences que les jeunes suisses.

Par exemple :

  • Discrimination liée à l’origine : Des études montrent que des jeunes portant des noms comme Mehmet ou Nuran ont plus de difficultés à trouver une place d’apprentissage que ceux qui s’appellent Léo ou Paul en Suisse.
  • Discrimination liée au genre : Des filles peuvent être exclues de métiers considérés comme « réservés » aux garçons.

La discrimination dans l’accès à la formation empêche certain·e·s jeunes à progresser et à faire valoir leurs divers talents, et coûte beaucoup à la société dans son ensemble.

Accéder à un logement

Tout le monde a droit un logement (endroit) sûr et abordable où vivre. La loi protège ce droit de la personne.

La discrimination au logement peut se produire à différents moments : dans les annonces, au téléphone, pendant la visite ou même après l’emménagement, par exemple avec des augmentations de loyers trop élevés ou quand des documents inutiles sont demandés à certaines personnes seulement.

Un·e propriétaire peut fixer certaines règles pour louer ou vendre, mais iel ne peut pas refuser quelqu’un pour des motifs discriminatoires (origine du prénom ou nom, religion, handicap, etc.).
A prendre avec soi :
  • Dans une situation de (soupçon de) discrimination, il est conseillé de garder des preuves (annonces, échanges par mail ou téléphone, captures d’écran) et de demander des explications écrites aux propriétaire(s) ou à la régie si leurs demandes ou décisions apparaissent injustes.

  • Ça peut aider à faire apparaître et empêcher une discrimination cachée.

Dans les établissements publics

Quand on parle de discrimination dans les lieux publics, on pense souvent aux refus d’entrée dans les boîtes de nuit ou les bars. Mais ça peut aussi arriver dans d’autres endroits, comme les cinémas, les bibliothèques, les salles de sport, les parcs de loisirs, les hôtels, etc.

Les établissements peuvent choisir qui peut et ne peut pas entrer mais seulement dans une certaine mesure.

Ils ne peuvent pas refuser l’entrée à quelqu’un·e à cause de sa couleur de peau, de son origine, de sa religion, de son handicap ou encore de son orientation sexuelle.

Il existe quelques motifs de refus d’entrée qui sont justifiés, ils dépendent souvent du contexte ou des règles des établissements. Par exemple, si une personne a un comportement dangereux ou si elle ne peut pas prouver qu’elle est majeure dans un établissement interdit aux enfants.

Mais il est interdit de cacher un refus d’entrée derrière une excuse quand la vraie raison est discriminatoire.

Les lieux publics doivent être sûrs et ouverts à tou·te·s, sans discriminations. Lutter contre les discriminations, ça peut aussi vouloir dire créer et protéger des espaces dans lesquels tout le monde se sent bien.

La discrimination positive

La discrimination positive consiste à aider et favoriser certains groupes de personnes qui ont été discriminés dans le passé ou qui le sont encore aujourd’hui.

Le but est de rééquilibrer les choses et de donner les mêmes chances à tout le monde.

Ces mesures peuvent exister dans la loi et elles peuvent être mises en place dans les domaines que nous avons mentionnés plus haut. Par exemple pour l’accès à la formation (aux écoles et universités) à certains emplois ou logements afin d’augmenter la place de groupes qui sont moins représentés (minoritaires).

Une politique de discrimination positive peut aussi exister dans certains lieux et établissement publics.

Par exemple : Un événement est spécialement organisé pour un groupe, une journée pour les “filles” en sport, ou une activité réservée aux personnes en situation de handicap pour en favoriser l’accès.

On peut aussi l’apercevoir dans les tarifs : parfois des musées, cinémas, piscines ou transports publics font des prix moins chers pour les jeunes, pour les étudiant·e·s, les requérant·e·s d’asile ou pour les personnes qui ont peu d’argent.

Dans ces cas-là, l’objectif n’est pas d’exclure.

Au contraire, il est question d’aider des groupes qui en ont besoin ou qui sont moins représentés pour leur permettre d’avoir les mêmes opportunités que les autres.

Certaines personnes sont contre la discrimination positive car elles pensent que c’est injuste pour d’autres groupes. D’autres pensent que c’est nécessaire pour rendre la société plus équitable.

Ce type de politique est né aux États-Unis dans les années 1960. Depuis elle ne cesse d’être débattue.

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

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