La mondialisation, c’est le fait que le monde est de plus en plus interrelié. Les pays, les personnes et les entreprises échangent entre eux des produits, de l’argent, des idées, des cultures et des informations.

Tout est connecté à l’échelle de la planète.

Le mot « mondialisation » est apparu assez récemment, au début des années 1980, mais le phénomène lui-même existe depuis longtemps.

Ce qui a changé, c’est qu’il s’est énormément accéléré grâce aux avancées techniques et technologiques :

Les transports : les avions et les bateaux (de commerce notamment, par exemple les cargos et les pétroliers).

La communication : Internet, les réseaux sociaux et tous les appareils qui permettent désormais de s’y connecter depuis à peu près partout.

Aujourd’hui, ce qui se passe dans un pays peut en impacter très rapidement un ou plusieurs autres.
  • Si une usine qui fabrique des composants pour les ordinateurs et consoles de jeu ferme ses portes dans un pays, la sortie de nouvelles consoles ou d’ordinateurs sera probablement retardée dans le monde entier.

  • Si une très grande forêt est réduite en cendres dans un pays, il est possible que le climat d’autres régions change et que des sécheresses ou tempêtes apparaissent ailleurs.

La mondialisation touche presque tous les domaines :

  • l’économie (commerce, emplois, entreprises) ;
  • l’art et la culture (musique, films, la mode…) ;
  • la politique ;
  • les migrations ;
  • l’environnement.

Par exemple, ton téléphone a peut-être été conçu dans un pays et fabriqué dans un autre avant qu’il te soit vendu en Suisse. Il est aussi possible que tu consommes simultanément des produits qui viennent de continents différents : Tes vêtements peuvent venir d’Asie, ta nourriture d’Inde et tes séries d’Amérique.

La mondialisation permet de voyager plus facilement, de découvrir d’autres cultures et d’avoir accès à plus de produits.

En ce sens elle rapproche les pays et les personnes, mais elle est aussi source de grands défis pour la planète et pour la justice sociale.

Les mauvais côtés de la mondialisation

La mondialisation apporte des échanges rapides de produits, d’idées et de personnes, mais elle crée et renforce aussi des problèmes.

Dégradations environnementales : La production massive et les transports de marchandises polluent (l’air, l’eau et les sols), accentuent le réchauffement climatique et menacent la biodiversité.

Écarts de richesses et de ressources : Les richesses et les opportunités ne sont pas réparties de manière équitable à travers le monde. Certains groupes de personnes et certains pays profitent beaucoup plus que d’autres de la mondialisation. En général les plus pauvres en sont les grands perdant·e·s. Ces écarts qui sont de plus en plus grands peuvent pousser les personnes à migrer pour chercher de meilleures conditions de vie ou de travail.

Pressions économiques et précarité : La concurrence et la logique du profit rapide rendent le travail plus incertain et les travailleur·euse·s plus fragiles. On utilise souvent le terme de « vulnérabilité » ou encore de « précarité » pour parler de cette fragilité qui touche un grand nombre de personnes. Le stress et l’inquiétude entrainés peuvent parfois aussi susciter une peur du changement ou de l’Autre.

Uniformisation : Les modes de vie et la consommation se ressemblent davantage à travers le monde. Certains groupes se mobilisent alors pour protéger les cultures, les identités et les traditions locales.

Les opportunités de la mondialisation

Malgré tout, la mondialisation ne se limite pas forcément à créer des problèmes. Elle peut aussi mener des transformations positives à l’échelle mondiale.

Par exemple, elle permet de partager plus facilement des idées et des valeurs importantes, comme les droits humains, la justice sociale, le partage équitable des richesses, la lutte contre les discriminations ou encore la protection de l’environnement et le développement durable.

La circulation des idées peut influencer les décisions dans de nombreux pays et aider des mouvements à se créer, à se renforcer et à coopérer à l’international.

Dès aujourd’hui et à l’avenir, elle peut devenir un moyen pour construire un monde plus juste et solidaire, respectueux de la planète et de tou·te·s celles et ceux qui l’habitent.

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

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