Question (Fille / 2013)

Depuis très très longtemps, j’ai souffert avec ma santé mental. Mais ce c’est tout empiré quand j’ai commencé le collège, où j’ai découvert la automutilation. Aussi, à cause que ma famille me forçait de commencer des diètes à l’âge de 10 ans, j’ai commencé à me sentir très mal dans ma peau et j’ai développé la boulimie.

Ces jours là, ma vie est vraiment pas si mal. J’ai beaucoup d’amies, une petite amie et je réussis à l’école, mais même si ma vie passe bien, j’ai toujours ce sentiment de solitude, comme si j’ai un vide en moi? Jsp comment expliquer. Il y a je crois un mois(?) j’ai essayé de me sucider.

(Dsl pour les fautes d’orthographe le français n’est pas ma première langue) je ne sais pas comment me sentir. Jsp si je suis contente ou malheureuse de ne pas avoir réussi, mais au moins mes parents ni savent rien. La première fois ils ont découvert que je me automutilais ils m’ont dit que si je le referait ils allaient m’envoyer à un internat en dehors du pays jusqu’à que j’avais 18ans.

Désolé, je raconte juste ma vie là… ce que je voulais demander c’est, es ce que mes sentiments sont réels? Jors, es ce que c’est un vrai problem ou simplement la puberté? J’ai tellement envie de me faire diagnostiquer pour savoir que es ce qu’y ne va pas avc moi

Réponse

Bonjour,

Ce que tu ressens est réel. Le fait de te faire du mal, de ressentir un grand vide ou une solitude malgré les aspects positifs de ta vie, la boulimie ainsi que ta tentative de suicide, sont les signes d’une souffrance qui mérite d’être entendue. Ne reste pas seule !

À la puberté, les émotions peuvent parfois être vécues plus intensément, mais avoir envie de se faire du mal ou de mourir n’est jamais “simplement la puberté”. Cela indique un mal-être qu’il faut prendre au sérieux et pour lequel tu as le droit de demander de l’aide.

Le fait que tes parents aient réagi négativement lorsque tu leur as parlé de l’automutilation a probablement dû être très difficile pour toi. Si tu ne te sens pas en sécurité d’en parler avec eux pour le moment, tu peux te tourner vers un·e autre adulte de confiance : cela peut être un·e enseignant·e, l’infirmier·e scolaire, ton ou ta pédiatre ou une autre personne de ta famille.

Tu n’as pas à porter tout cela seule. Des ressources existent pour t’aider. Tu peux par exemple contacter le 147 à tout moment pour parler avec quelqu’un·e de ce que tu ressens, recevoir du soutien et réfléchir à l’aide la plus adaptée.

Et si tu sens que tu pourrais de nouveau te mettre en danger, il est important de te rendre aux urgences de l’hôpital le plus proche de chez toi.

Nous saluons le courage qu’il t’a fallu pour nous écrire et partager ce que tu traverses. C’est déjà un premier pas important. Nous aimerions t’encourager à continuer dans cette direction et à chercher du soutien autour de toi. Tu mérites d’être aidée et accompagnée dans cette période difficile.

Prends bien soin de toi,

L'équipe ciao.ch

Dernière modification le 27 mai 2026

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