Faire l'amour pour la première fois

Dernière modification: 13 décembre 2018

Dans l'idéal, faire l'amour c'est la fête, un moment de partage intense choisi ensemble.

Mais pour bien faire la fête, il faut la préparer et surtout ne pas avoir peur, par exemple de ne pas y arriver, d'avoir mal, de mettre en route une grossesse ou d'attraper une maladie.

Chacun a envie que ce moment se passe bien, c'est une étape dans la vie.

Mais pas de panique si cela ne se passe pas comme imaginé, ou pire si cela se passe mal. Dans la vie, il y a plein de premières fois de toutes sortes, sexuelles ou non.

C'est vrai que dans l'idéal un coup de foudre réciproque est un bon ingrédient, en plus d’un certain temps pendant lequel le couple tisse des liens avant de passer à l'acte.

Et n'oublie pas d'y rajouter une grosse pincée d'humour et de complicité, cela permet de relativiser certains "couacs".

La première fois vue par Teenspirit:

Peur des filles ET des garçons

Parler de la première fois des filles, c'est très fréquent, mais on oublie la plupart du temps celle des garçons. Eh oui, ils peuvent aussi craindre ce moment particulier, la toute première fois, ou la première fois avec une nouvelle copine.

  • Il y a la peur du regard de l'autre, comment va-t-il·elle me trouver ?
  • Vais-je savoir lui donner du plaisir ?
  • Et si je lui faisais mal ?
  • Je n'ai pas trop l'habitude de mettre un préservatif et souvent il·elle ne veut pas de lumière ?
  • Vais-je éjaculer trop vite ?

Toutes ces questions stressent et lorsqu'un garçon est stressé, parfois l'érection disparaît. Mais la plupart du temps, cela revient vite. Une "panne" ce n'est pas la honte, et cela ne veut pas dire que le garçon trouve son ami·e moche ou ne l'aime plus, contrairement à ce que peut souvent penser le·la partenaire.

Alors dans ces moments-là, un peu d'humour aide à ne pas dramatiser. En effet, humour et amour font bon ménage. Cela ira mieux la prochaine fois. Faire l'amour ce n'est pas une performance sportive, cela s'apprend petit à petit lorsque chacun·e se sent en confiance.

Et n'oubliez pas que votre partenaire ne sait pas tout, qu’il·elle ne peut pas deviner vos envies. Il faut aussi savoir demander et parfois prendre des initiatives.

Avoir mal et saigner la première fois ?

La première fois pour une fille n'est absolument pas synonyme de douleur ou de saignement.

La peur est la plupart du temps à l'origine de la douleur. Tout le corps se crispe, le vagin également et de plus s'il ne se lubrifie pas assez, il se ferme comme une huître. La pénétration sera alors douloureuse et difficile.

Une grande partie des filles ne souffrent ni de douleurs ni de saignements lors des premières relations sexuelles et cela ne laisse pas forcément de traces perceptibles au niveau de l’hymen.

Plusieurs choses sont très importantes :

  • Prendre le temps de longs préliminaires et rajouter du lubrifiant si nécessaire. Surtout s'arrêter à la moindre douleur et remettre à plus tard si nécessaire. Cela peut être frustrant sur le moment, mais c'est aussi une preuve de respect et d'attention.
  • Chaque partenaire doit toujours pouvoir oser dire non, ce qui n'est pas évident lorsque l'on aime quelqu'un et qu'on a peur de le décevoir.
  • Un garçon qui stresse, cela arrive aussi, cela se voit, il ne peut pas tricher ; son érection parle pour lui, son pénis se rétracte.

Quant à la légende qui veut qu'une fille vierge saigne la première fois, c'est faux. L'hymen n'existe pas chez toutes les filles, même à la naissance. S'il existe, parfois il est si fin qu'il peut tout à fait s'ouvrir sans aucune goutte de sang. D'ailleurs si cela saigne, ce ne sont que quelques gouttes et pas une hémorragie.

Pour que cela se passe au mieux, prévoir :

  • Un minimum de confort, d'intimité et de temps devant soi. Cela aide beaucoup à se sentir détendu·e·s et réceptif·ve·s aux caresses. Un lieu tranquille, où vous ne risquez pas d'être dérangé·e·s.
  • Les préservatifs masculins ou féminins sont indispensables, même si l'on ne va pas forcément jusqu'au bout. Dès que le pénis est en contact avec la vulve, même sans pénétration, il y a risque de grossesse.
  • Important aussi de s'exercer à le mettre à l'avance. Il faut une certaine habitude pour se sentir à l'aise, sinon le stress peut faire momentanément disparaître l'érection.
  • Il ne faut pas avoir peur de se dire ce qui ne va pas, ou de vouloir renoncer au dernier moment parce que l'on ne se sent pas prêt·e. Se forcer par peur de perdre l'autre est une bien mauvaise idée.
  • Préparer son corps à cette fête est aussi important, par exemple pourquoi ne pas prendre une douche ou un bain ensemble, cela peut faire de doux et sensuels préliminaires.

S'écouter et écouter l'autre

Comment savoir ce qu’il faut accepter ? La recette est simple, comme toujours quand la situation est importante : la réponse est en toi.

Le plus difficile est de s’écouter vraiment, sans se laisser influencer par l’entourage et les médias, et d’oser dire "non".

Si l'autre tient à toi, il·elle saura attendre, même si cela peut être frustrant. Si ce n'est pas le cas, cette personne n'est pas digne de toi.

Et l'orgasme ?

L'orgasme, on dit aussi jouir, est le moment le plus intense du plaisir sexuel, un point de non-retour où pendant quelques secondes, des sensations de plaisir intense et indescriptible envahissent tout le corps. Puis, une détente délicieuse y succède.

Ce n'est pas un but à atteindre à tout prix. C'est la continuation du plaisir, le septième ciel comme on dit. Mais le 5e et 6e ciel, eux aussi, valent le coup d'œil !

L'orgasme peut se produire lors de la masturbation ou lors d'une relation sexuelle.

L'orgasme n'est qu'un réflexe, mais qui provoque des émotions profondes, lorsqu'il est partagé avec quelqu'un que l'on aime. Seul l'abandon permet la jouissance. Se concentrer sur l'orgasme à tout prix empêche de se laisser aller. Le meilleur moyen de passer à côté est de ne penser qu'à ça. Et plus on s'inquiète de ne pas en avoir, moins on a de chance de l'atteindre.

Jouir ensemble est encore pour beaucoup un idéal à atteindre. Cela peut arriver mais c'est plutôt rare, nous ne sommes pas des machines.

A ne pas oublier : voir l'autre jouir est un plaisir intense que l'on ne peut pas savourer si l'on est soi-même en plein orgasme. Le plus simple et le plus naturel, c'est le plaisir chacun son tour.

Chaque orgasme est différent, plus ou moins intense selon les moments.

La panne

Cela peut arriver à tous et ce n'est pas la honte. Le stress, un conflit, des soucis ou un problème de santé peuvent la provoquer. Ou tout simplement le fait de trop se réjouir ou de vouloir trop bien faire.

Chez le garçon, l'érection se voit et c'est parfois une pression supplémentaire, pas moyen de tricher. Une fille, même si cela n'est pas recommandé, peut faire semblant d'avoir du désir ou du plaisir.

Si votre partenaire a une panne, n'imaginez pas que vous n'êtes pas désirable ou qu'il ne vous aime plus.

Pas de panique ni d'un côté ni de l'autre, un peu d'humour, de tendresse et de câlins sont le meilleur remède. Faire l'amour n'est pas une performance sportive.

De plus lors des préliminaires, le pénis peut par moments perdre un peu de son érection et c’est normal. Celle-ci est indispensable uniquement pour la pénétration.

  • Relations sexuelles

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