De manière générale, on considère que le racisme d’une société, d’un groupe de personnes ou d’une personne n’a pas d’origine unique. Il ne provient pas d’un seul endroit.

Le racisme est plutôt enraciné dans un ensemble de facteurs, notamment d’ordre psychologique, historique, social, culturel ou politique.

L’environnement

L’environnement dans lequel une personne grandit et se construit joue un rôle très important en regard de ses idées et représentations sur le monde qui l’entoure.

Quand une personne est exposée à des propos, stéréotypes et idées racistes dès le plus jeune âge, par exemple au sein de sa famille, à l’école ou encore sur internet, il est possible qu’elle développe une vision raciste du monde qui apparaît "normale" à ses yeux.

Les idées racistes sont transmises et apprises par les individus, par conséquent, elles peuvent aussi être désapprises pour s’en défaire.

La peur

La peur peut constituer un mécanisme de défense face à un sentiment d’insécurité, et un puissant moteur de rejet.

L’idée de "l’Autre" perçu comme différent·e remonte aux débuts de l’Humanité. L’"Autre" imaginé·e peut prendre plusieurs formes :

  • personne d’une autre religion,
  • d’une autre couleur de peau,
  • d’une autre origine,
  • d’un autre genre,
  • d’une autre orientation sexuelle,
  • d’un autre âge, etc.

Chaque "Autre" peut être la cible de méfiance, de préjugés, de rejet et de discriminations.

Concern

Lorsqu’une personne est confrontée à des difficultés, à la souffrance ou à un sentiment d’insécurité, elle peut chercher un responsable. Désigner et rejeter un bouc émissaire, un "Autre" perçu comme coupable, apparaît alors comme une solution simple. Cela permet d’expliquer facilement l’ensemble des problèmes et des obstacles rencontrés.

Ce mécanisme de raccourci peut éviter à une personne ou un groupe de personnes de réfléchir en profondeur et de chercher les véritables causes à ses problèmes, ainsi qu’à s’y confronter.

La peur de l’altérité peut s’accompagner de la peur de perdre sa place ou ses privilèges.

Dans des sociétés où les rapports de pouvoir sont inégaux depuis longtemps, les groupes dominants disposent de plus de pouvoir et de ressources. Ils peuvent craindre que l’égalité pour tou·te·s remette en cause leur position, leur statut ou leurs avantages.

Les aspects psychologiques

Le racisme peut être utilisé comme un moyen de remplir un besoin de supériorité. En rabaissant un groupe ou quelqu’un·e, une personne peut avoir l’illusion de se sentir supérieure et plus légitime.

Le racisme peut également servir de mécanisme artificiel pour créer un sentiment d’appartenance et d’unité. Certains groupes se définissent en opposant un "nous" à un "eux", perçu comme différent ou inférieur. Ils peuvent alors utiliser des idées racistes pour renforcer leur identité collective, en excluant et en rejetant "l’Autre".

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

Ouvrir les actions