Exclusion et racisme
Dernière modification le 15 septembre 2026
L'exclusion peut toucher plusieurs domaines de la vie et avoir un impact négatif sur les relations avec les autres et sur les conditions matérielles (argent, logement, travail…) d’une personne.
Les niveaux d'exclusion :
- L'exclusion économique, par rapport au mode de consommation ou au monde du travail (chômage, emploi précaire);
- L'exclusion sociale par rapport à une sphère de la vie collective ou sociale : l'absence de famille, la marginalisation ou la solitude dans son quartier ou son immeuble, le manque d'accès à des associations ou d'autres occasions (clubs de sport ou de loisirs, par exemple) où rencontrer des gens;
- L'exclusion spatiale ou géographique : vivre dans un quartier marginalisé, avec une mauvaise réputation, sans transports publics ni magasins;
- L'exclusion culturelle, par exemple à cause de l'échec scolaire, de la méconnaissance de la langue du pays où l'on habite ou de l'illettrisme (ne pas savoir lire et écrire, ou ne pas comprendre ce qu'on lit).
En séparant et créant des barrières entre les personnes, ces diverses formes d’exclusion peuvent avoir pour effet de rassembler les personnes exclues dans des mêmes groupes et endroits (quartiers, écoles, centres de loisirs, structures d’accueil, etc.) et de renforcer les stéréotypes négatifs, la marginalisation et la discrimination (notamment raciale) à leur encontre.
On parle souvent de ségrégation, sociale ou raciale, pour décrire ce phénomène.
(À l’origine de) l’exclusion, quels mécanismes ?
Inégalités économiques et précarité : Certains groupes, familles ou personnes touché·e·s par la pauvreté (sans emploi ou occupant des postes très peu rémunérés) disposent de moyens financiers très limités et sont ainsi exclu·e·s de fait de beaucoup d’activités et espaces payants.
Aller au cinéma, boire un verre, participer à un camp scolaire ou intégrer un club sportif par exemple peut s’avérer alors difficile.
Inégalités dans l’accès à l’éducation, à la santé, au logement : Tout le monde n’a pas les mêmes chances d’aller à une bonne école, d’avoir des soins de qualité ou un logement confortable. Ces inégalités rendent plus difficile la réussite scolaire, la santé et le bien-être en général.
Lorsqu’on grandit dans un quartier défavorisé et qu’on manque de ressources et d’informations, on peut alors être exclu·e de certaines possibilités et opportunités de progression.
Le tissu social et le parcours migratoire : Quand une personne migre dans un nouveau pays, son tissu social est peu étendu, car elle doit reconstituer des liens sociaux (ami·e·s, voisin·e·s, collègues, etc.). Avoir pas ou peu de relations dans un nouveau pays augmente les risques d’exclusion, car ces liens sont essentiels pour participer pleinement à la société et s’y sentir intégré·e.
Toutes les personnes exclues n’ont pas forcément un parcours ou un statut migratoire.
On pourrait penser que les personnes exclues se soutiennent entre elles, mais ce n’est pas toujours le cas.
Parfois, une compétition entre groupes exclus existe. Cette situation peut conduire un groupe de personnes exclues à blâmer d’autres groupes de personnes exclues.
C’est ce qu’il se passe parfois quand des personnes qui se sentent abandonnées par l’État (suisse) attribuent leur mal-être aux populations immigrées, en affirmant par exemple que : "C’est à cause d’eux que je n’ai pas de travail".
Dans certains cas extrêmes, cette colère ou cette frustration peut même pousser des Suisses·sses à créer ou joindre des groupes racistes et violents nationalistes d’extrême droite, comme les skinheads ou les néonazis.
Sortir de l'exclusion
L’exclusion peut fonctionner comme un cercle vicieux, mais elle n’est pas pour autant définitive.
En situation d’exclusion, il peut être utile de solliciter des associations ou des structures d’aides publiques. Elles peuvent aident à renforcer les liens sociaux en permettant de rencontrer d’autres personnes, ou selon les cas, offrir un accompagnement matériel ou financier pour mieux faire face aux difficultés vécues.
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