Question (Non binaire / 2008)

Bonjour, alors comme thème ça concerne en parti l’amour mais aussi ma santé mentale.
Pour donner un contexte, j’ai été en couple, et j’ai vraiment cru que le garçon était le bon. Mais du jour au lendemain il m’a quittée. Par la suite on s’est remis ensemble mais il a recommencer et m’a lâchée à nouveau. Et après ça, j’ai agis comme si tout allait bien mais au fond non.
Depuis (en même pas quelques mois) j’essaie non-stop de me trouver un garçon, pour avoir de l’attention. Mais je le fais tellement que je m’en rends malade. J’ai rencontré un garçon récemment, le feeling est passée. On s’est vu, bref rien d’important. Et maintenant, dès qu’il change un peu son comportement je panique, je me rends malade. J’ai peur. J’ai envie de lui écrire mais j’ai peur de forcer. Mais je me suis vraiment attachée, et j’ai peur.
Peut être que j’overthink? Je sais pas trop, vraiment même s’il m’écrit juste pas une fois, je pense trop… Et je sais pas comment gérer tout ça. J’ai besoin d’aide, de comprendre comment je peux améliorer tout ça. J’en ai marre, je veux vivre ma vie, sans me poser 1 millions de questions. Me dire simplement "il m’écrit pas, il doit être occuper" et pas "il m’écrit pas, il y’a une autre fille…" parce que tout ça affecte vraiment ma santé mentale.
J’angoisse, je pleure. Je me mutile pour essayer de canaliser mes émotions trop forte. Je veux juste pouvoir vivre, être heureuse sans overthink comme une grosse folle.

Réponse

Nous comprenons à quel point ce que tu vis est difficile et lourd à porter et cela n'a rien de fou. Le fait que tu en parles montre que tu es conscient·e de ta souffrance et que tu cherches à aller mieux : c’est une étape précieuse et tu es sur la bonne voie ! 💪

Dans ton message, tu parles d’automutilation. C’est un signal d’alarme important qui parle souvent d’une douleur intérieure. Si tu ne l’as pas déjà fait, nous t’encourageons vivement à en parler à un·e adulte de confiance ou à un·e professionnel·le, afin que tu puisses recevoir le soutien dont tu as besoin. Sache que le 147 est à ta disposition, 7j/7 et 24h/24 pour t'écouter.

Ta première rupture t’a visiblement beaucoup marqué·e et continue d’influencer la façon dont tu vis tes relations aujourd’hui. Ce que tu décris ressemble à une insécurité relationnelle qui t’amène à rechercher beaucoup d’attention. C’est une réaction assez fréquente après une rupture, mais qui peut devenir douloureuse si toute ta sécurité affective repose sur l’autre et te rend dépendant·e de lui.

Une approche qui pourrait t’aider à ce niveau serait de renforcer ton estime de toi, afin de moins dépendre de l’attention reçue, et donc à vivre tes relations de façon plus sereine.Ci-dessous, tu trouveras plusieurs liens vers des articles qui parlent de cela.

En outre, le début d’une relation est souvent insécurisant : on ne connaît pas encore bien l’autre, ni ses habitudes. Si tu t’en sens capable, parler à ce garçon de tes inquiétudespeut aider à poser des bases claires et rassurantes. Tu pourrais par exemple exprimer ce que tu ressens face aux silences ou aux changements de comportement, et vous pourriez discuter ensemble de ce qui est confortable pour chacun·e afin d'apaiser certaines peurs.

Quand l’anxiété monte, nous t’encourageons aussi à en parler à quelqu’un de confiance : un·e ami·e, un·e adulte, un·e professionnel·le. Si ce n'est pas possible sur le moment, tu pourrais également essayer des petites astuces qui tranquillisent : respirer profondément en inspirant 4 secondes, bloquer 4 secondes, expirer 4 secondes, puis recommencer. Cela aide à calmer le corps et, par ricochet, l’esprit. Ci-dessous, tu trouveras d’autres articles avec des conseils.

Tu peux aussi t’entraîner à distinguer ce qui est réel de ce qui est une supposition. Par exemple, “il ne m’a pas écrit aujourd’hui” est un fait, tandis que “il parle à une autre fille” est une supposition. Cette distinction peut t’éviter de t’enfermer dans des pensées qui te font souffrir.

Et dans les moments où tes émotions sont trop fortes, chercher à les exprimer autrement que par l’automutilation - comme par le dessin, l’écriture ou le sport - peut t’apporter un vrai soulagement. Tu n’es pas seul·e : t’ouvrir à quelqu’un et te sentir écouté·e peut faire une grande différence.

Nous restons là pour toi et de tout cœur à tes côtés !

L'équipe ciao.ch


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Dernière modification le 26 août 2025

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