J’ai mis de côté des situations d’attouchement et ça revient. Que faire ?
14 juin 2022
Question (2008)
Un jour g subits des attouchements (j’avais vers 8 ans je crois) et je n’ai encore pas pris l’histoire au sérieux, mais maintenant (donc ado), je souffre du fait de ces attouchements (phobie, peur des “hommes” dans la rue, je me méfie de mon propre père, peur de violer qqun, fait du mal à qqun, vous connaissez le topo je crois…) et c temps g’y repense, la scène s’est faites dans le salon et presque à chaque fois que je vais au salon je repense à ça et JE me dégoûte, je suis vraiment désolé, je m’en veux, je me suis surprise a espéré une “punition” a cause de ça.
Je vois toujours ces gens, c assez gênant et en a jamais reparler, ma mère quand elle m’as engeulée quand j’étais petite elle m’as dit; elle l’as peut être dit à son père, depuis g peur de son père comme si il allait se venger. Aaaaa aider moi svp !!
Réponse
Bonjour,
Nous lisons que, pour plusieurs choses de ton vécu, tu ne les as pas prises au sérieux (l’histoire de l’appareil photo ; si nous comprenons bien, tu as demandé à cette amie de photographier ses parties intimes ; ainsi que l’histoire des attouchements que tu as subis).
Il est possible que tu n’aies « pas pris au sérieux » ces histoires pour t’en protéger, les mettre au loin et ne pas trop ressentir les émotions qui peuvent y être liées. En étant adolescent·e, ces choses mises de côté prennent aujourd’hui de la place, t’empêchent peut-être de bien fonctionner dans ton quotidien, et nous entendons la détresse dans laquelle tu es.
Ce que tu décris comme souffrance à la suite de ces attouchements (peur des « hommes », peur de violer quelqu’un ou de faire du mal à quelqu’un, le fait d’y repenser souvent, de se sentir dégoûté·e de soi-même) sont des répercussions qui se retrouvent souvent chez les personnes qui ont subi des dépassements de limites.
C’est une magnifique démarche de nous avoir écrit et de déposer ces vécus ! Maintenant, nous entendons que tu demandes de l’aide et nous t’encourageons à faire ce que tu as si bien fait avec nous ; en parler et ne pas rester seule avec tout cela.
As-tu un·e adulte de confiance dans ton entourage (un·e enseignant·e, l’infirmier·ère scolaire, le·la psychologue scolaire, etc.) à qui tu pourrais en parler ? Tu pourrais également montrer le mot que tu nous as écrit si ce n’est pas facile pour toi d’en parler ; ton mot est très clair et les adultes comprendront tout de suite ta situation.
Cet·te adulte de confiance pourrait t’aider à trouver de l’aide, comme aller voir un·e professionnel·le. Des séances avec un·e professionnel·le pourraient t’aider à trouver des moyens pour continuer à faire face et travailler tes différents vécus, tes émotions, et de réfléchir avec toi à des pistes sur la situation actuelle (par exemple, réfléchir à ce que tu souhaites faire avec le fait que tu es toujours en contact avec ces gens et que vous n’en ayez jamais reparlé, etc.).
Tu peux aussi t’adresser à un centre LAVI (aide aux victimes d’infractions – nous te joignons l’adresse), accompagné·e si tu le souhaites d’une personne de confiance. Les intervenant·es LAVI t’accueilleront, sauront t’écouter, t’informer sur tes droits et sur les aides possibles.
Nous restons à ton écoute et te souhaitons le meilleur pour la suite,
Centre LAVI - CIAO
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