Question (Garçon / 2012)

Bonjour,

Je voulais vous parler d’une amie parce que je m’inquiète pour elle. Elle a des complexes sur son corps et se trouve « trop grosse ». Elle a peur de trop manger, et à cause de ça, elle saute souvent le repas de midi. Elle se sent coupable quand elle mange, et ça la met de mauvaise humeur.

Elle a déjà été hospitalisée par le passé, et les médecins ont dit que ses difficultés alimentaires pouvaient en être une des causes. Elle voit une psychologue, mais n’en parle pas avec elle et ne veut pas que ses parents soient au courant pour l’instant.

Je m’inquiète pour son bien-être et sa santé. Je voulais savoir comment je pourrais l’aider. Mais elle est persuadée que ce n'est pas trop grave.

Merci beaucoup pour vos conseils et votre aide.

Réponse

Tu as bien fait de nous écrire. Nous comprenons tout à fait que tu puisses ressentir de l’inquiétude pour ton amie.

Quand tu décris ses complexes, le fait qu’elle saute le repas de midi, qu’elle se sente coupable après avoir mangé et qu’elle ait déjà été hospitalisée peut-être en lien avec des difficultés alimentaires, cela montre qu’elle traverse quelque chose de probablement difficile.

Même si elle te dit que « ce n’est pas trop grave », il arrive souvent que la prise de conscience du problème prenne du temps, surtout dans les troubles du comportement alimentaire. Le fait qu’elle minimise ne signifie pas que sa souffrance n’existe pas.

Tu peux lui faire part de ton inquiétude en lui disant que tu tiens à elle et que ce que tu observes t’inquiète.

Tu mentionnes qu’elle voit une psychologue mais qu’elle n’aborde pas ces difficultés alimentaires avec elle : tu peux l’encourager à en parler à sa psychologue ou à son médecin. Il est vraiment important qu’elle puisse être suivie par un·e professionnel·le de la santé. Cela va l’aider à comprendre ce qu’elle vit et à ne pas rester seule avec ça.

Si elle ne veut pas que ses parents soient au courant pour l’instant, tu peux déjà l’encourager doucement à leur en parler et à ne pas rester seule avec ce qu’elle vit au quotidien. Et si cela lui semble trop difficile, elle peut aussi se confier à un·e autre adulte de confiance (enseignant·e, infirmier·e scolaire, membre de la famille) qui peut être une première étape.

Tu peux aussi lui proposer de nous écrire ou de lire nos articles sur le sujet ou lire les questions des autres personnes.

De ton côté, tu peux continuer d'être présent, lui proposer des activités ensemble qui ne tournent pas autour de l’alimentation ou du corps. Ça lui fera du bien.

Et n’oublie pas que toi aussi, tu as le droit d’en parler si cela te pèse. Chercher du soutien auprès de tes parents ou d’un·e adulte de confiance ne signifie pas trahir ton amie, mais prendre soin de toi et d’elle🌟.

N’hésite pas à nous réécrire si besoin.

Prends soin de toi.

L'équipe ciao.ch


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Dernière modification le 27 février 2026

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