Question (Fille / 2010)

Je me demandais si je devais aller voir un thérapeute ou signaler ces symptômes à mon psychiatre (je ne le vois qu’une à deux fois par ans), je suis diagnostiquée TDAH et HIP, mais je n’ai aucune idée si les choses que je fait ou que je ressent y soyent liés..

j’ai fait une liste de symptômes plutôt récurrent. Les plus présent sont comment je suis irritable et mes saut d’humeurs, mais je peux vraiment entendre quelqu’un qui mâche trop fort ou quelqu’un qui n’ouvre pas une porte correctement et sa me fera peter un câble, je geule sur la personne, l’insulte demande qu’ils partent.

Des saut d’humeurs qui sont horrible, par exemple je peux être en train de pleurer puis je ressent plus rien ou vraiment que j’en ai rien a foutre, des fois je suis contente puis en une seconde je deviens vraiment énervée. Je suis impulsive mais presque violente des fois, mais j’essaie quand même de me retenir, je demande à quelqu’un d’arrêter quelque chose, par exemple je demande à une amie d’arrêter de toucher quelque chose, elle le casse, je pete un câble et je commence à lui sauter dessus et presque à l’étrangler, je demande à une autre amie d’arrêter d’essayer de me faire des croche patte, elle le fait encore une fois et je lui donne un coup de point dans le torse et lui kick dans les jambes.

Une seconde je peux aussi me sentir super mal par rapport à mon image personnelle, que je suis grosse moche, et 10 minutes ou 1 heure plus tard sa varie vraiment je peux me sentir comme la meilleure personne sur terre, la plus belle, plus intelligente que tout le monde n’est rien comparé à moi.

Sa m’arrive aussi d’halluciner, mais la plus part du temps c’est juste une voix qui appelle mon nom alors que en réalité il n’y a personne.

Je me mutile des fois aussi, mais quand je le fais je pleure jamais, je le décrirais plus comme quelque chose de satisfaisant.

J’ai une jalousie extrême aussi, je pense pas que sa aille un rapport mais je le dis juste, si je suis jalouse de quelqu’un, je souhaite vraiment à cette personne la mort, si je le suis extrêmement je ne peux pas parler de cette personne sans trembler de colère et vraiment dire des choses horribles et graphiques.

Depuis toute petite aussi j’ai toujours eut l’impression d’être dans une boîte, de regarder ma vie à travers une télé ou un parbrise comme je le décrit des fois, et mêmes que sa m’arrive de ressentir mes émotions comme à travers un sorte de « filtre » qui me force à pas les vivre plainement.

Je sais que j’ai oublier de dire certaines choses mais bon je vais pas entrer dans des mini détails. Sa fait vraiment depuis longtemps fin 2023~ que j’hésite à consulter.

Réponse

On ressent à travers ton message à quel point ce que tu vis est intense et difficile à porter au quotidien. Être constamment envahie par des émotions très fortes, des réactions que tu ne contrôles pas toujours, des sensations de déconnexion ou de vide, ça ne doit pas être facile, surtout quand ça dure depuis longtemps. Le fait que certaines situations banales deviennent insupportables, que ton corps et ta tête réagissent avant même que tu puisses réfléchir, peut être épuisant.

Le fait que tu te poses ces questions et que tu hésites à consulter depuis fin 2023 montre déjà qu’une partie de toi cherche à comprendre ce qui se passe et à aller mieux. Ce sont des signaux importants qu’il ne faut pas rester seule à porter. 🌟

Pour répondre à ta question : oui, il est important que tu en parles à un·e professionnel·le, notamment à ton psychiatre, même si tu ne le vois qu’une à deux fois par an. Tu peux tout à fait le recontacter pour demander un rendez-vous plus rapproché. Lui parler de l’ensemble de tes symptômes (l’impulsivité, les sauts d’humeur, la violence que tu ressens parfois, la mutilation, les hallucinations, la dissociation) est essentiel. Son rôle est justement de t’aider à comprendre ce qui se passe en toi et à te protéger.

Un suivi thérapeutique plus régulier (par exemple avec un·e psychologue) pourrait aussi avoir une vraie plus-value pour toi. La thérapie permet de mettre des mots sur ce que tu ressens, de comprendre les mécanismes derrière ces réactions, et surtout d’apprendre des outils pour faire redescendre la tension avant qu’elle ne déborde. N'hésite donc pas à amener l'idée d'un suivi thérapeutique plus régulier avec ton psychiatre. Ce dernier saura te diriger là où il estime que c'est le mieux pour toi.

Tu peux aussi t'adresser à ta·ton médecin de famille qui pourrait te faire une prescription pour que les assurances prennent en charge la thérapie.

Dans ce contexte de débordement, tu parles en particulier des pensées très dures, notamment le fait de souhaiter la mort de quelqu’un quand la jalousie ou la colère sont extrêmes. Ces pensées peuvent faire peur, mais elles sont surtout le signe d’une souffrance qui déborde. C’est justement pour ça qu’un accompagnement est indispensable, pour t’aider à comprendre d’où vient cette colère et comment l’apaiser avant qu’elle ne te fasse encore plus de mal.

Et si à un moment tu te sens dépassée, que tu as peur de faire du mal à quelqu’un ou à toi-même, il est essentiel de chercher de l’aide immédiatement. Tu peux appeler le 144 en cas d’urgence, ou le 147, gratuit, confidentiel et disponible 24h/24. Ce sont des professionnel·le·s formé·e·s pour t’aider à traverser ces moments, sans jugement.

Enfin, le fait que tu aies écrit ce message, dressé une liste de symptômes et exprimé tes doutes montre une vraie lucidité et une envie de comprendre. Tu as le droit d’être aidée, et tu mérites un accompagnement adapté, bienveillant et sérieux. Tu n’as pas à gérer tout ça toute seule ! 💫

N’hésite pas à revenir nous écrire. Prends soin de toi.

L'équipe ciao.ch


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Dernière modification le 19 janvier 2026

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