Moi et les autres : appartenance
Dernière modification le 5 octobre 2026
L’identité d’une personne est composée de plusieurs éléments et on peut donc appartenir à différents groupes à la fois. On parle alors d’appartenances multiples :
- par la langue que l’on parle ;
- la culture ou la religion ;
- les goûts et les passions ;
- le lieu où l’on vit ;
- ou encore la façon d’être.
Par exemple, une fille portugaise qui adore le foot et la K‑pop, qui est plutôt calme, catholique et qui vit à Nyon. Appartient donc en même temps au groupe des filles, au groupe des Portugaises, au groupe des fans de foot, au groupe des fans de K‑pop, au groupe des personnes calmes, au groupe des catholiques, et enfin, elle partage aussi des caractéristiques avec les Nyonnais·es.
Ces appartenances sont en mouvement.
Elles se construisent et bien souvent se multiplient au cours de la vie.
Si elles peuvent parfois entrer en conflit les unes avec les autres, les appartenances multiples font très souvent la force et la personnalité de chacun·e.
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Reconnaître ses différentes appartenances et celles des autres peut permettre de mieux saisir sa propre identité et celle d’autrui : les différences peuvent alors être approchées avec considération et respect, sans crainte.
Entre soi et les autres
Appartenir à un groupe peut procurer un sentiment de sécurité et de bien-être certain.
Mais tout groupe a ses valeurs et ses règles. Certains peuvent vouloir imposer leur manière de penser ou rejeter ceux qui sont différents.
Il est donc important de se demander : Est-ce que ce groupe respecte mes différences ? Est-ce qu’il me laisse être moi-même ?
Trouver sa place, c’est apprendre à vivre avec les autres tout en restant soi-même.
C’est aussi comprendre que l’identité se construit au fil du temps, des rencontres, des expériences et des choix qu’on fait. Enfin c’est accepter que chacun·e a plusieurs appartenances, et qu’elles sont toutes importantes.
Identité et culture
La culture, c’est :
- des objets (comme les vêtements, les maisons, les œuvres d’art) ;
- des pratiques (comme la cuisine, la musique, la langue, les fêtes, la religion) ;
- des façons de penser et de voir le monde (les valeurs, les croyances, la manière de parler ou d’agir).
La culture est le mélange de toute une série d’éléments, et une manière de penser ces éléments ensemble.
La culture aide à comprendre à la fois l’identité et l’altérité : ce que je suis et d’où je viens, mais aussi ce que je ne suis pas et ce qu'est l'autre.
La culture permet aux individu·e·s de se situer par rapport au monde, à la société, mais aussi par rapport à leurs propres origines et à l'héritage commun du groupe ou des groupes dont iels sont issu·e·s.
Beaucoup de personnes ont une culture mélangée, ou plusieurs cultures.
Par exemple : ton père peut venir d’un pays, ta mère d’un autre, et toi, tu vis dans un troisième pays avec encore d’autres langues et d’autres coutumes.
Les cultures voyagent avec les individu·e·s. Quand iels émigrent, travaillent ensemble, échangent des idées ou des objets, leurs cultures respectives se croisent.
Ainsi, comme l’identité de chacun·e, les cultures évoluent sans cesse.
Si les cultures peuvent être très différentes les unes des autres, elles partagent souvent des valeurs et des besoins qui ont un air d’universel : aimer, créer, apprendre, se rassembler…
Identité et nationalité
La nationalité peut constituer une part importante de l’identité à la fois personnelle et collective.
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C’est aussi l’État qui détermine les droits des personnes étrangères, qui n’ont pas la nationalité (suisse).
En Suisse, les citoyen·ne·s suisses, les citoyens de l’Union européenne et les personnes venant d’autres continents n’ont pas toujours les mêmes droits.
Le droit de voter, de travailler, d’acheter une maison ou de vivre en Suisse sans limite de temps peuvent varier d’une personne à l’autre selon leur nationalité.
Il existe plusieurs façons d’obtenir une nationalité :
- Le droit du sol : on obtient la nationalité du pays où on est né·e, même si nos parents sont étrangers.
- Le droit du sang : on obtient la nationalité de nos parents, même si on est né·e dans un autre pays.
Chaque pays a ses règles : certains privilégient le lieu de naissance (droit du sol), d’autres la nationalité des parents (droit du sang), et parfois, les deux sont considérés.
Par exemple, en France, tu peux devenir français·e grâce au droit du sol ou au droit du sang.
En Suisse, c’est le droit du sang qui compte : un·e enfant est suisse si ses parents le sont.
La nationalité suisse peut aussi être obtenue plus tard mais dans certaines conditions assez strictes (notamment vivre en Suisse depuis longtemps, parler la langue et connaitre la culture), grâce à la naturalisation.
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