Le racisme peut prendre différentes formes et se produire à plusieurs niveaux.

En Suisse en 2024, les formes de racisme les plus courantes et souvent signalées étaient :

  • les propos racistes ou le racisme dit verbal : des paroles, commentaires ou gestes méprisants, insultants ou moqueurs envers une personne (ou un groupe de personnes) à cause de son nom, de sa couleur de peau, de sa nationalité ou de sa religion ;
  • les traitements inégaux ou humiliants : par exemple quand une personne (ou un groupe de personnes) se voit refuser l’accès à certaines ressources alors qu’elle y a droit ou lorsqu’elle n’est pas traitée de la même manière que les autres dans la recherche d’un stage, d’un logement ou face aux services et autorités publiques.

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Un acte raciste peut également prendre la forme d’une agression physique. Même si ce type d’actes racistes est devenu plus rare, les violences physiques à caractère raciste n’ont pas disparu.

Quand peut-il se produire ?

Les actes racistes peuvent se produire entre pairs, par exemple entre élèves dans une classe.

D’autres fois, ils surviennent dans des relations dites hiérarchiques où une des personnes a plus de pouvoir que l’autre, par exemple un·e professeur·e avec un·e élève, ou un·e patron·ne avec un·e employé·e.

Où peut-il se produire ?

Le racisme est un phénomène qui traverse plusieurs couches de la société, et qui peut en ce sens survenir dans des milieux divers.

Les personnes qui subissent des actes racistes peuvent venir d’horizons plus ou moins divers et éloignés : certaines sont riches et d’autres sont pauvres ; certaines ont fait de longues études et d’autres pas.

Cependant, ça ne veut pas dire que tout le monde a les mêmes chances d’être victime d’actes racistes un jour dans sa vie ou au quotidien. Certaines personnes sont beaucoup plus exposées au racisme que d’autres à cause de leur apparence, de leur nom, de leur origine ou de leur religion.

Bon à savoir
  • Le racisme ne touche pas tout le monde de la même manière. Certaines personnes sont susceptibles de subir des actes racistes, et inversement, d’autres sont susceptibles de ne jamais en faire l’expérience.

En Suisse (2024) la très grande majorité des actes racistes signalés ont visé des personnes étrangères et des personnes noires.

D’autres groupes ont toutefois aussi été touchés de manière importante, comme les personnes arabes, les personnes musulmanes et les personnes juives.

Les micro-agressions

Parfois, il ne s'agit pas d'insultes ou de violences directes, mais de petites remarques, gestes ou attitudes du quotidien : c’est ce qu’on appelle les micro-agressions racistes.

Souvent discrètes à premier abord, les micro-agressions peuvent survenir sans que son auteur·e ne réalise la portée raciste de ce qu’iel est en train de dire ou faire. Toutefois, pour la personne qui en est victime, la portée raciste de celles-ci est bien souvent évidente, car les ressentis et émotions d’exclusion que les micro-agressions suscitent chez elle sont tout ce qu’il y a de plus réel.

La banalisation

Les micro-agressions racistes peuvent apparaître anodines et "pas très graves" ou encore "normales" quand elles sont perçues de manière isolée et à un moment donné. Mais à force qu’elles se répètent, parfois tous les jours, elles sont très douloureuses, intrusives et stigmatisantes.

Le racisme ordinaire

Prises dans leur globalité, les micro-agressions sont à l’origine d’un racisme ordinaire qui peut par exemple se manifester dans des questions ou des phrases comme :

  • " tu viens d’où ? non, mais je veux dire... tu viens d’où vraiment ?"
  • "ça vient de chez toi ça non ?"
  • "il est compliqué ton prénom"

Ou par exemple, quand dans un magasin ou supermarché, une personne noire ou perçue comme étrangère se fait à chaque fois (ou presque) suivre, surveiller ou contrôler, pour suspicion de vol.

La personne qui fait les frais du racisme ordinaire n’ose parfois pas en parler, le signaler ou porter plainte, parce qu’elle pense que personne ne va la croire ou que ce n’est pas “assez grave”.

Il arrive par ailleurs que l’entourage (par exemple les ami·e·s, les camarades ou même la famille) ne voient pas le problème.

Chaque "petite" remarque, blague ou action raciste compte.

Se reconnaître comme victime de racisme, admettre que l'un·e de ses proches est l'auteur·e de comportements racistes, avoir malgré soi le rôle de témoin ou encore avouer sa propre complicité dans des actes racistes, ça n'est pas toujours facile.

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Mais il est toujours important, que ce soit en tant que victime ou témoin d'un acte raciste, d'éviter de minimiser les faits, de reconnaître que c'est grave et d’aller chercher de l’aide et des renseignements auprès des associations et des institutions spécialisées dans ce domaine.


Article proposé par Bureau cantonal pour l'intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI)

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