Question (2014)

Bjr dsl je n’ai pas vraiment trouvé de titre qui conviendrait à se que je recherche.

Tout d’abord j’ai une fille dans ma classe que je déteste vraiment elle m’a poussé à avoir des envie suicidaire bref je trouve que c assez violent ce que je vais dire mais si un jour elle parviendrai à perdre la vie sa ne me ferait rien

je suis sur que la tristesse ne m’atteindrait pas et mon cerveau me dis que la tu€r ne me fera pas culpabiliser ni pleurer mais me rendre joyeuse (JE VOUS PROMET QUE JE NE LA TU€RAIS PAS) mais je n’aurai AUCUNE pitié et je me dit que si je n’aurais aucune pitié de serai que je suis vachement cruel non ?

Après elle m’a fais souffrir pendant des années mais normalement la tu€r est quand même fort j’aurai quand même de la pitié de se que je me disais sauf que pas du tout j’ai même l’impression que je serai (joyeuse) j’ai vraiment l’impression d’avoir un problème?

Réponse

Bonjour,

Avant tout, sache qu’à travers tes mots, on comprend vraiment à quel point cette situation est lourde pour toi. Devoir voir tous les jours une personne qui t’a blessé·e pendant longtemps, ça doit être compliqué. Et dans ce contexte, ressentir de la colère, du rejet ou même de la haine, c’est tout à fait normal!

Concernant les pensées que tu décris, nous comprenons qu’elles puissent faire peur, mais rassure-toi, elles ne reflètent absolument pas qui tu es ni ce que tu ferais réellement. Le fait que tu nous précises que tu ne passerais pas à l’acte montre justement que tu as des limites et une conscience de ce qui est acceptable.

En réalité, ces pensées sont très souvent liées à l’intensité des émotions que l’on ressent. Quand on a été très blessé·e, l’imaginaire peut aller loin, et les émotions peuvent amplifier ce type de scénarios. Mais ça ne veut pas dire que ces pensées reflètent ce que tu ressentirais dans la situation réelle! Il y a souvent un écart entre ce qu’on imagine sous le coup de la colère et ce que l’on éprouve vraiment.

En revanche, ce qui nous importe dans ton message, c’est ta souffrance à toi. Tu dis que cette situation t’a menée jusqu’à avoir des idées suicidaires, et nous imaginons que voir la personne qui t’a blessée tous les jours doit être douloureux.

Ce que tu ressens est légitime et tu n’as pas à porter ça toute seul·e. Est-ce qu’il y a des personnes de confiance autour de toi avec qui tu pourrais en parler ? Comme un·e ami·e, un·e membre de ta famille, ou même un·e professionnel·le dans ton école (prof, infirmier·e, psy, etc.).

Si tu préfères parler à quelqu’un d’extérieur, tu peux aussi appeler le 147, qui est une ligne d’écoute gratuite, confidentielle, disponible 24h/24 pour les jeunes.

Reviens quand tu veux. Nous restons là pour toi. 


Prends soin de toi,

L'équipe ciao.ch

Dernière modification le 21 avril 2026

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