Question (Fille / 2010)

Mes parents me reprochent tout et ils me cris dessus donc ça me fait pleurer et après ils me cris dessus parce que je pleure en disant ça : « arrête de chialer pour tous ce que on te dis maintenant on supporte pas ça » en me criant dessus et me menace de pas pouvoir faire ce que j’avais prévu le soir avec mes amies

Réponse

Tout d’abord, tu as très bien fait d’écrire ici. Mettre des mots sur ce que tu vis permet déjà de décharger un peu et d’extérioriser ce qui ne va pas. Tu n’as pas à t’en vouloir de pleurer, c’est une réaction normale, saine, et ce n’est en aucun cas une faute. C’est aussi normal d’avoir de la peine lorsqu’on a l’impression que tout nous est reproché et qu’on ne se sent pas comprise.

Ce que tu décris ressemble à une sorte de boucle, et c’est important d’en avoir conscience. Quand on te reproche quelque chose, ça te fait pleurer, et lorsque tu pleures, on te reproche de pleurer. Ça peut donner le sentiment de toujours faire faux, quoi que tu fasses. Mais ce n’est pas uniquement de ta responsabilité, c’est une dynamique qui se crée à plusieurs. À l’adolescence, les émotions sont souvent plus fortes, et les conflits avec les parents peuvent être fréquents. Lors des disputes, il est parfois difficile d’y voir clair et on peut avoir l’impression que tout va mal d’un coup.

C’est pour ça qu’il peut être utile de revenir sur ces situations une fois que les émotions sont redescendues. Parler calmement permet parfois de mieux se comprendre mutuellement. Ce n’est pas toujours facile, mais la communication aide souvent à faire entendre ce qu’on ressent et à comprendre aussi le point de vue de l’autre.

Quand une dispute arrive, tu peux essayer de te concentrer sur ce qui se passe en toi et sur ce qui pourrait t’aider à t’apaiser. Par exemple, tu pourrais avoir besoin d’être seule un moment pour digérer ce qui vient de se passer et faire redescendre la pression. Aller dans ta chambre ou dans un endroit où tu te sens en sécurité peut aider.

Sur le coup de l’émotion, on peut dire ou faire des choses qu’on ne pense pas vraiment, parce que le sentiment est trop fort. Prendre un peu de recul peut permettre de trouver, plus tard, un moment calme pour expliquer ce que tu ressens quand on te crie dessus ou quand on te reproche de pleurer. Parler en partant de ton ressenti et de ce que ça te fait à l’intérieur, peut parfois aider l’autre à mieux comprendre.

Tu peux aussi chercher du soutien en dehors de ta famille. En parler à une personne de confiance peut vraiment soulager : un·e ami·e, un·e adulte à l’école (psychologue scolaire, infirmier·e, enseignant·e) ou quelqu’un d’autre avec qui tu te sens à l’aise. Et si tu préfères parler à quelqu’un de neutre, tu peux aussi contacter le 147, par téléphone ou par message, 24h/24 et 7j/7. C’est gratuit, confidentiel et sans jugement.

Tu n’es pas trop sensible, et tu n’es pas seule. Tes émotions ont leur place, et tu as le droit d’être écoutée et respectée.

L'équipe ciao.ch


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Dernière modification le 19 janvier 2026

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