Question (2010)

Bonjour, en fait j'ai remarqué que j'ai beaucoup de mal à contrôler mes fous rires. Dès qu'il y a quelque chose que je trouve drôle je ne peux pas m'empêcher de rigoler, même si je ne devrais pas.
Peu importe où je suis, avec qui et comment, je rigole. Je trouve ca vraiment inadmissible et je veux arrêter, parce que des fois je mets les gens mal à l'aise.

J'aimerais beaucoup que vous me donniez des astuces pour contrôler mon rire. On m'avait conseillé de prendre de grandes inspirations ou de partir faire un tour, mais ca ne marche absolument pas, car j'ai toujours la scène qui tourne en boucle dans ma tête. Et puis il y a certains moment où je ne peux même pas utiliser ces méthodes. J'aimerais bien que vous me donner LA méthode ultime, le boss final (s'il y en a un).

J'ai remarqué aussi que peu importe les circonstances, je rigole toujours. je rigole quand je suis joyeuse et aussi que je suis dans la merde. Genre des fois je suis tellement dans le bourbier que je préfère en rigoler qu'en pleurer. Par exemple, quand je suis en examen et que j'ai rien compris au sujet, je rigole au lieu de paniquer. Je prends presque aucune situation au sérieux.

Est-ce que ca pourrait devenir un problème pour moi plus tard dans ma vie ?

Réponse

Nous comprenons qu’avoir du mal à contrôler tes fous rires puisse parfois être difficile à gérer, surtout selon les situations. Cela dit, ça n’en fait pas quelque chose d’anormal, loin de là, ne t’inquiète pas!

Tu nous dis que tu rigoles dans toutes les circonstances : en fait, le rire est utilisé par le corps comme un moyen de réguler les émotions. On l’associe souvent à la joie, mais il peut aussi apparaître quand une situation est trop intense (stress, gêne, peur, etc.) et que ton cerveau a besoin de relâcher la pression. Certaines personnes vont plutôt pleurer pour gérer leurs émotions, alors que chez toi, c’est le rire qui sort. Et ça ne veut en aucun cas dire que tu ne prends "presque aucune situation au sérieux".

Tu nous demandes « la méthode ultime » pour arrêter ça : malheureusement, il n’y en a pas une seule qui règle tout, mais plutôt plusieurs petites choses que tu peux essayer de faire pour mieux contrôler ce rire. Déjà, une première étape serait d’arrêter de lutter contre le rire comme si c’était un ennemi. Plus tu te dis « il ne faut pas que je rie », plus ton cerveau se focalise dessus, et plus le fou rire risque d’arriver. Rire, ce n’est pas grave, et si ça arrive dans des situations inadaptées, tu peux expliquer que tu ne le fais pas exprès et que c’est pour l’instant ta façon de gérer tes émotions.

Ensuite, pour diminuer ces fous rires sur le long terme, surtout quand ils arrivent dans des moments où tu n’en as pas envie, il est important d’essayer de comprendre pourquoi ils apparaissent. Quand tu sens qu’un fou rire arriver, au lieu de te retenir, essaie de te demander ce qui se passe en toi : est-ce que tu te sens stressée ? gênée ? triste ? Avec le temps, cela peut t’aider à mieux reconnaître tes émotions et à trouver d’autres manières de les gérer.

Finalement, tu nous dis aussi que quand tu prends des grandes inspirations ou que tu changes de lieu, tu as quand même les mêmes images dans ta tête. Pour éviter qu’elles tournent en boucle, tu peux essayer de diriger ton attention vers autre chose. Par exemple, quand tu arrives dans une autre salle, tu peux te concentrer sur un objet autour de toi, comme une horloge, et te forcer à le décrire dans ta tête : « elle est verte », « il y a une aiguille blanche », etc. Cela peut aider à détourner ton attention de ce qui te fait rire et, petit à petit, à calmer le fou rire.

Tu nous demandes si ce rire peut devenir un problème pour toi plus tard dans la vie : non, le fait de rire pour gérer ses émotions ne va pas devenir un problème plus tard, rassure toi! Et le fait que tu te poses ces questions et que tu aies déjà remarqué ça chez toi est une très bonne chose. Cela peut t’aider, petit à petit, à mieux comprendre ce que ton rire exprime.

Mais si tu sens que ces rires ont un impact trop important sur ton quotidien, nous te conseillons d’en parler à une personne de confiance : un·e ami·e, un parent, un professeur ou le/la psychologue scolaire. En parler avec le/la psychologue scolaire pourrait t’aider à trouver d’autres stratégies pour gérer ces émotions.

Nous espérons avoir pu t’aider un peu. N’hésite pas à revenir vers nous, et prends soin de toi!

L'équipe ciao.ch

Dernière modification le 20 janvier 2026

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