Je me demandais si je pouvais aller aux urgences me faire hospitaliser
13 janvier 2026
Question (Garçon / 2007)
Je tiens d’abord à remercier ciao pour leur écoute et bienveillance qui aide sûrement plus d’un ici.
Depuis quelque semaine y a plus rien qui va dutout. Je sens que ma vie m’échappe au fur et à mesure que le temps passe. J’ai depuis qlqs année des soucis avec mon humeur, mon estime, mon rapport au autres et à l’existence. Et ça a été dure, mais c’est allé mieux avec un suivi psychothérapeutique et psychiatrique, or la c’est comme si je faisais une rechute. Pourtant je continue de prendre régulièrement mes anti-dépresseurs.
Mais rien ne va, mon rapport avec les autres devient une forme de dépendance affective tellement intense et malsaine tant pour moi que les autres. Je n’arrête pas de ruminer de me sentir triste, frustré, vide, faible. Je commence à énormément manger et j’ai même des pensées qui me font songer à vomir pour perdre du poids. Je dors tout le temps super tard car je veux pas passer au jour prochain qui est une nouvelle journée de souffrance d’absurdité. Mais cela fait que je finis par sécher mes cours car j’ai 4h de sommeil. Les notes à l’école se passe étonnement bien mais je me sens tout le temps si mal, quand je dois me justifier pour mes absences. C’est comme si je devais m’excuser de qlqs chose dont je n’ai en réalité aucun contrôle. Le pire dans tout ça c’est que je minimise moi même mes émotions.
Je suis vraiment conscient de moi même et de mon environnement. Mais ça n’en réduit pas plus la souffrance et la perte de contrôle ressentie.
Je suis epuisé mentalement je sature sur tout. J’ai besoin de dormir pour toujours c’est la seul chose que je voudrais. Et je me demandais si je pouvais aller au urgence me faire hospitaliser parce que ça en devient urgent et épuisant? Mais j’ai peur de ce que cela implique, la réaction de mes parents, doivent t’il tout savoir sachant que je suis majeur ? Et l’école comment ça se passera ? Puis si je le sens pas assez bien pour repartir comment ça se passe ? Et même je me sentirai coupable d’utiliser un lit d’hôpital alors que j’en ai pas fondamentalement besoin.
Réponse
Quand on prend un peu de recul sur ce que tu décris, on voit que beaucoup de choses s’accumulent en même temps. Tu vas mal depuis plusieurs années, ça a été un peu plus stable grâce à ton suivi psy, et là tu as l’impression de retomber. Cette rechute te laisse avec un sentiment de vide, de tristesse, de frustration, et surtout l’impression que tu perds le contrôle.
Cette fatigue mentale se voit aussi dans ton rapport au corps. Tu dis manger beaucoup, puis tu as des pensées de vomissement pour perdre du poids. C’est souvent une manière de gérer des émotions trop lourdes ou de reprendre un peu de contrôle. Ce n’est pas anodin et ça doit être pris au sérieux.
Le sommeil semble alors devenir une échappatoire. Et quand tu dis que tu voudrais "dormir pour toujours", c’est un signal important. Le fait que tu souhaites prendre l’initiative de te rendre aux urgences psy montre que tu souhaites aller mieux, et c’est un immense pas en avant. Si nécessaire, une hospitalisation peut en effet être organisée par depuis les urgences.
Comme tu es majeur, tes parents n'ont pas besoin de tout savoir si tu ne le souhaites pas. Mais nous t'encourageons tout de même à leur en parler, car l'amour et le soutien de l'entourage proche est aussi une ressource précieuse à ne pas laisser de côté dans ton chemin vers un mieux-être.
Nous n'avons cependant pas très bien compris si tu bénéficies actuellement d'un suivi psy. Si ce n'est pas le cas, nous t'encourageons fortement à reprendre contact avec elle·lui. Car le traitement médicamenteux seul n'est malheureusement pas suffisant si tu ne consultes plus. De plus, un espace de discussion avec un·e psy peut t'aider à y voir plus clair et aussi à identifier les pistes pour alléger un peu ton épuisement mental.
Si un suivi est toujours en place, nous nous demandons s’il ne serait pas possible d’augmenter le nombre de séances avec ta·ton psy. Tu avais mentionné que cet accompagnement t’avait fait du bien, et il pourrait être pertinent, à ce moment-ci, de faire le point sur ta situation actuelle et, si nécessaire, d’envisager un suivi plus régulier.
Quoi qu'il en soi, si tu ressens le besoin de parler de vive voix de ce que tu traverses, tu peux faire appel au 147 : c’est une ligne d’écoute et d’aide, bienveillante pour les jeunes, qui fonctionne de manière confidentielle et gratuite, 24h/24 et 7j/7.
Et si à n'importe quel moment tu sens que tu pourrais te faire du mal, que la souffrance devient trop lourde à porter, il est important que tu te rendes aux urgences de l’hôpital le plus proche de chez toi afin d’y être mis à l’abri ou d'appeler le 144.
Nous restons aussi là pour toi si tu souhaites nous réécrire.
Et n'oublie pas que malgré tout ce que tu traverses, tu continues ton traitement, tu es suivi, tu essayes de tenir. Ça montre que tu fais déjà beaucoup d’efforts, même si tu as l’impression de ne plus avancer. Demander de l’aide maintenant, c’est une façon de te protéger.
Tu mérites d’être soutenu dans ce que tu vis,
L'équipe ciao.ch
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