J'hésitais, j'ai dit non et il a insisté. A qui puis-je en parler ?

8 mai 2021

Question (Fille / 2004 / Suisse, Fribourg)

Salut, j’ai vécu pendant la saint Valentin un élément que je n’arrive toujours pas à oublier. Quand j’y repense ça me fais toujours autant de mal que au début. J’ose en parler sérieusement avec personne.

Donc pendant ces vacances je suis allé faire une semaine de ski avec mes parents et des amis de ma famille que je connais depuis la naissance. J’étais déjà pas bien mentalement et je suis vraiment pas proche de ma famille. Bref ce jour là je voulais regarder un film et j’ai proposé a mon ami de la famille de regarder avec moi. C’est pas la première fois qu’on regarde un film ensemble donc rien d anormal.

C’est le matin qui s’est mal passé... au réveil il m’a demandé si il pouvait venir dans mon lits au cetais certe une demande bizarre mais j’ai pas refuser. Je voyais pas ça comme une invitation. De plus qu’on savais bien tout les deux qu’on n’avais aucun sentiment amoureux l’un enver l’autre. Puis il a commencé à me câliner, je l’es pas repoussé parce que un petit câlin ça allait ( rien quand j’écris cela j’ai une envie de vomir et de disparaître) et me faire des bisous bref à ce moment là j’ai senti que ça commençais à aller trop loin. Puis il m’a proposé d essayé la pénétration moi j’étais vraiment gêné et j’avais vraiment super peur. Je lui ai dit plusieurs fois que je savais pas et que j’avais peur et que non j’avais pas très envie. Surtout que ça aurais été ma première fois.

Et il a commencé à insister je cite : je veux juste essayé, je rentre et je ressort, j’ai l’impression être un violeur, c’est pas la fin du monde ect... moi je me sentais vraiment mal avec mon corps mais il insistait tellement que j’avais ´ impression de paraître comme une coincée. J’ai finallement accepter mais vraiment parce qu’il a vraiment insisté.

A ce moment je savais de toute manière que ça n’allait pas rentrer déjà que je suis vierge mais en plus que j’étais vraiment stressé. Il a forcé l entré en vain et franchement ça m’a fais super mal. Il m’a proposer qu’il y’asseye sur les toilette et que je vienne par dessus car selon lui ça allait marcher.

Bref c’est à ce moment là que son père donc que je connais bien et qui est proche de ma famille entre et falli nous surprendre ( sa mère aussi au paravant nous a surpris quand il étais dans mon lit ) a ce moment je me suis jamais autant senti mal et seule.

Après tout cela il m’a dit tu oublies hein mais moi je n’arrive pas à oublier je suis dégoûté à jamais et je voudrais à tout pris que ça ne soit jamais arrivé. Je voudrais bien guérir mais je ne sais pas comment je n’ai pas envie d’en parler à mes amis ou ma famille ni ma psy. Je n’arrive pas à effacer ça de ma mémoire parfois j’y repense en cours et j’ai une envie de pleurer très forte.

Bref j’ai vraiment besoin de quelqu’un qui puisse m’aider parce que je me sens vraiment blessé et très mal. J’ai aussi besoin de pouvoir mettre un mots sur ce qui est arrivé je pourrais peut être mieux faire le deuil. Merci vraiment de votre écoute. Et je vous en prie j’ai besoin de quelqu’un de confiance.

  • Sexualité
Réponse

Bonjour,

Nous saluons ton incroyable courage de parler de ce qui t'est arrivé, c'est le premier pas pour aller mieux. 

Souvent, les personnes qui, comme toi, ont vécu leurs limites intimes et sexuelles dépassées, n'arrivent pas à s'enlever cela de la tête et se sentent seules, perdues et ne savent plus comment aller de l'avant. Nous ne pouvons que t'encourager à faire ce que tu as si bien fait avec nous : en parler à quelqu'un de confiance. C'est en parlant que l'on sort du silence et c'est le premier pas pour mettre une situation pénible dans le passé.

Souvent, ce qui retient les personnes de parler est la peur que l'on ne les croie pas, ou alors qu'on leur dise que ce sont elles les coupables de ce qui leur est arrivé. Dans un cas de dépassements de limites sexuelles, sache que c'est toujours la personne qui dépasse les limites qui est responsable des actes posés, et jamais l'inverse. 

Tu lui as proposé de venir regarder un film, mais cela ne veut pas dire que tu souhaitais plus. Ensuite, en acceptant les câlins, cela ne veut pas dire que tu souhaitais aller plus loin non plus. Et lui en sachant que tu n'étais pas bien mentalement et avec tous les indices que tu décris lui avoir donné - ton hésitation, le fait que tu lui aies dit "non, j'ai pas très envie", "j'ai peur" - il aurait clairement dû comprendre que tu n'étais pas consentante et il n'aurait vraiment pas dû insister. 

Dans ton message, nous comprenons que les relations avec ta famille sont compliquées, mais as-tu d'autres adultes de confiance à qui tu pourrais te confier ? Tu dis que tu as une psy, mais que tu ne souhaites pas lui en parler. Pourtant, de par notre expérience, elle pourrait être une personne ressource pour t'aider à mettre cette situation dans le passé. Si mettre des mots par la parole est compliqué pour toi, tu pourrais peut-être reprendre les mots que tu nous as écrits pour lui en faire part ? Nous t'encourageons également à prendre contact avec le centre LAVI (aide aux victimes d'infraction), dont les professionnel.le.s sauront t'écouter, t'aider et t'orienter selon tes besoins. Nous te mettons le lien ci-dessous !

Si tu le souhaites, tu peux volontiers nous donner de tes nouvelles. Prends soin de toi, nous restons à ton écoute !

l'équipe ciao.


Site d'information, d'aide et d'échanges pour les 11-20 ans - CIAO
Centre LAVI (SEJ) - CIAO

Dernière modification: 11 mai 2021

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