texte
J’ai appris à sourire
là où d’autres auraient pleuré.
J’ai appris à me taire
quand mon corps, lui, n’oubliait pas.
Il y a des mains
qui n’auraient jamais dû marquer,
des mots
qui ont laissé des traces invisibles,
et des silences
plus lourds que n’importe quel cri.
On m’a volé des instants,
des morceaux d’innocence,
des parts de moi
que je ne savais même pas encore nommer.
Alors j’ai grandi trop vite,
avec une armure collée à la peau,
faite de peur,
de méfiance,
et de nuits trop longues
où je regardais le plafond
en essayant de comprendre
pourquoi ça faisait si mal.
J’ai appris à me protéger,
pas à me sentir en sécurité.
Et pourtant…
Au fond de moi,
il restait une lumière.
Fragile, tremblante,
presque prête à s’éteindre certains jours.
Une part de moi
qui pleurait en silence,
qui espérait encore
qu’un jour, quelqu’un poserait sur moi
des mains qui ne blessent pas.
J’ai été forte
dans des moments où je n’étais qu’une enfant.
J’ai tenu
quand mon esprit voulait fuir,
quand mon cœur voulait disparaître,
quand même respirer
semblait parfois trop lourd.
Et aujourd’hui encore,
il y a des jours
où les souvenirs reviennent sans prévenir,
où la douleur s’invite doucement
dans les coins les plus calmes de mon esprit.
Mais moi aussi, je vis.
Même avec ce poids dans la poitrine,
même avec ces cicatrices invisibles
qui racontent une histoire que je n’ai jamais choisie.
Et malgré tout…
je suis encore là.
Fatiguée,
silencieuse,
un peu perdue dans mes propres pensées.
Et parfois, quand la nuit tombe,
je me demande
si la lumière en moi
n’est pas en train de s’éteindre doucement…
sans bruit.
Réponses
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Par Plante123 (Fille / 2012 / France) le 22 mars 2026 à 14:41
Ton texte et vraiment magnifique et très touchant. Tu as l'impression que ta lumière s'efface peu à peu, mais ce genre de lumière ne cesse jamais de briller.
Imagine que ta lumière est comme une fenêtre. Parfois, les volets sont fermés et à l’intérieur, tu peux croire qu’il n’y a plus de lumière du tout, que tout s’est éteint.
Mais en réalité, le soleil est toujours là, dehors, il n’a pas disparu. Alors, rallumer la lumière, ce n’est pas créer un nouveau soleil finalement. C’est juste entrouvrir un peu les volets.
Prends soin de toi
Liane🌿🌿 -
Par zaonyx (Fille / 2008 / France) le 22 mars 2026 à 15:15
En réponse à Plante123 Ton texte et vraiment magnifique et très touchant. Tu as l'impression que ta lumière s'efface peu à peu, mais ce genre de lumière ne cesse jamais de briller. Imagine que ta lumière est comme une fenêtre. Parfois, les volets sont fermés et à l’intérieur, tu peux croire qu’il n’y a plus de lumière du tout, que tout s’est éteint. Mais en réalité, le soleil est toujours là, dehors, il n’a pas disparu. Alors, rallumer la lumière, ce n’est pas créer un nouveau soleil finalement. C’est juste entrouvrir un peu les volets. Prends soin de toi Liane🌿🌿
merci pour ta reponse je vais voir mon texte d'un tout autre point de vu
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Par Just_life (Fille / 2009 / France) le 22 mars 2026 à 18:04
Coucou, Je veux juste te dire que ce que tu partages est bouleversant, et tu as énormément de courage d’exprimer tout ça. Ce que tu as vécu n’était pas juste, et il n’y a rien de honteux dans ta douleur. Et je voulais aussi te dire que je trouve vraiment super bien comment tu écrits. Tu as survécu à des moments où personne ne devrait jamais être seule et ça montre à quel point tu es forte, même si certaines nuits sont lourdes et certaines cicatrices invisibles. Ta lumière est toujours là, même si elle vacille parfois, elle est la. Il est normal de se sentir fatigué ou triste devant ces souvenirs, mais le simple fait que tu sois encore là, à écrire, à exister, montre que tu continues à te battre et à vivre malgré tout. Et crois moi tu peut être très très fier de toi vraiment 💕
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