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J’ai appris à sourire
là où d’autres auraient pleuré.
J’ai appris à me taire
quand mon corps, lui, n’oubliait pas.
Il y a des mains
qui n’auraient jamais dû marquer,
des mots
qui ont laissé des traces invisibles,
et des silences
plus lourds que n’importe quel cri.
On m’a volé des instants,
des morceaux d’innocence,
des parts de moi
que je ne savais même pas encore nommer.
Alors j’ai grandi trop vite,
avec une armure collée à la peau,
faite de peur,
de méfiance,
et de nuits trop longues
où je regardais le plafond
en essayant de comprendre
pourquoi ça faisait si mal.
J’ai appris à me protéger,
pas à me sentir en sécurité.
Et pourtant…
Au fond de moi,
il restait une lumière.
Fragile, tremblante,
presque prête à s’éteindre certains jours.
Une part de moi
qui pleurait en silence,
qui espérait encore
qu’un jour, quelqu’un poserait sur moi
des mains qui ne blessent pas.
J’ai été forte
dans des moments où je n’étais qu’une enfant.
J’ai tenu
quand mon esprit voulait fuir,
quand mon cœur voulait disparaître,
quand même respirer
semblait parfois trop lourd.
Et aujourd’hui encore,
il y a des jours
où les souvenirs reviennent sans prévenir,
où la douleur s’invite doucement
dans les coins les plus calmes de mon esprit.
Mais moi aussi, je vis.
Même avec ce poids dans la poitrine,
même avec ces cicatrices invisibles
qui racontent une histoire que je n’ai jamais choisie.
Et malgré tout…
je suis encore là.
Fatiguée,
silencieuse,
un peu perdue dans mes propres pensées.
Et parfois, quand la nuit tombe,
je me demande
si la lumière en moi
n’est pas en train de s’éteindre doucement…
sans bruit.

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