Je n'arrive pas savoir ce que j'ai...
J'étais dans mon état habituel avant ma rentrée en première mais une semaine après, j'ai commencé à ne plus ressentir de stress, un changement que je trouvais assez positif sachant que je panique pour un rien.. Avant de me rendre compte par la suite que je n'étais plus capable (ou alors très faiblement) de pleurer, de ressentir de la colère ou de l'empathie envers des choses ou des personnes, je ressens juste à la place un grand vide comme si je m'en foutais. Je ne ressens également plus la faim depuis quelque temps et je commence à m'inquiéter de mon état car je n'arrive pas savoir ce que j'ai et pourquoi. J'ai l'impression que stresser sans ressentir de l'émotion me fait beaucoup plus mal que lorsque je la ressentais.
Quelqu'un saurait il ce que j'ai ?
Réponses
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Par Compte supprimé (Fille / 2007 / Suisse, Valais) le 25 octobre 2023 à 17:01
Est-ce que quelque chose dans ta vie t'a marquée ? Par exemple un décès, un évènement très joyeux etc.
Alors je ne sais pas exactement depuis quand tu te sens comme ça mais si ça fait plus de deux semaines, ça vaudrait la peine d'aller voir un médecin parce que ça pourrait être une dépression...
Je te mets deux articles en lien:Articles proposés par Compte supprimé -
Par Juste_un_type (Garçon / 2006 / France) le 25 octobre 2023 à 19:15
Soit une dépression, soit une grosse déprime, soit un changement, soit un trauma, soit une lassitude.
Pour les dépressions, déprimes et traumas, je ne peux pas te renseigner, simplement car c'est pas un non-pêcheur qui va t'apprendre à pêcher.
Pour le changement, simple à voir, depuis quand tu es comme ça (quelle jour précisément de la semaine de la rentrée). Cela t'ouvrira à ce qui aurait pu se passer et donc ce que tu as.
Pour la lassitude, là par contre, je peux en parler.
Je te décris les "symptômes" que j'avais, histoire de voir si ça correspond. L'année dernière (tu en déduiras la classe, sachant que je n'ai pas menti sur mon année de naissance), j'avais l'impression que tout était faux. Que les rares émotions que je ressentaient (autre que le vide), n'étaient que des sous-catégorie d'émotions (l'irritation etc). Je me sentais comme dans une vie qui n'était pas mienne, comme si c'était un vieux remake nul d'une série pas ouf à la télé. Je me levais comme chaque matin, vivais la même journée, encore et encore, en boucle.
J'aurais été capable de te dire avec exactitude ce que j'aurais fais le lendemain car je t'aurais répondu "Comme hier et aujourd'hui".
J'avais l'impression d'être loin. Tous me semblaient truqués, je ne ressentais plus d'empathie pour personne et si la fin du monde serait arrivé, j'aurais été content.
J'avais en tête "A quoi bon vivre, on meurt tous à la fin", mais jamais je ne me serais tué car ça m'aurais value des efforts que j'avais la flemme de fournir. Je savais que j'étais un type lambda, parmi 8 milliards d'autres, qui n'a jamais rien vécu, qui ne vivra jamais rien et qui ne pourra jamais vraiment exister.
Je voyais la journée, la nuit s'entremêler. Je n'étais pas en dépression, pas en déprime. J'étais simplement dans un état que je dirais "de vrai". Je maudissais l'humanité. Je voulais qu'une chose, partir. Mais je n'avais nul part où aller, j'étais coincé dans ce corps, dans cette vie, sur cette Terre.La césure que tu as pu avoir, c'est soit une rencontre, soit une confrontation fiction/réalité, soit une prise de conscience. Dans les 3 cas, il faut que tu comprennes tes cycles.
Je m'explique. Dans la vie, personne ne va tout le temps bien. C'est biologiquement, physiquement, mentalement et socialement impossible. Il faut des bas pour qu'il y ait des hauts.
Ton corps (ou toi, en soit, ton corps n'est qu'une partie de ton être) réagit par cycle. Soit il utilise des faits réels, soit il utilise des repères temporels. Moi, je sais que c'est par année. Je sais aussi que certains sont par saisons.
Dans tout les cas, je te rassures, ça va aller. C'est un cycle, tu repasseras par la case "Comme avant". Mais c'est un cycle, et tu repasseras par des bas.
La chose la plus difficile mais celle qui marche le mien pour aller mieux, c'est juste continuer. Pas besoin de faire des efforts surhumains ou de devenir quelqu'un que tu n'es pas. Juste continue. C'est simple mais tu vas vite comprendre que c'est la chose la plus difficile.
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