Question (Fille / 2011)

Comment savoir si nos idées suicidaires sont trop et qu'on doit se rendre à l'hôpital parce qu'on va pas s'y rendre pour rien ??

Et une deuxième question quand on se mutile et qu'on pense un même temps à mourir c'est de la mutilation ou une tentative de suicide ?? Oublié de préciser mais si on ne le fait pas assez profond ou pas sur une veine ce qui fait qu'on ne peut pas mourir mais ce qui pourrait changer?

Réponse

Bonjour,

Tu poses des questions importantes, et tu as bien fait de venir nous les écrire sur ciao.ch. Déjà, si tu te demandes si cela vaut la peine d’aller à l’hôpital, c’est souvent que ta souffrance mérite déjà d’être prise au sérieux. On ne va jamais aux urgences “pour rien” quand on a peur de ce qu’on pourrait se faire.

Le signe principal, c’est de te demander si tu te sens en sécurité avec toi-même. Si les idées de mourir prennent beaucoup de place, que tu sens que tu pourrais passer à l’acte, ou que tu as peur que “ça change” dans un moment plus dur, alors oui, il faut demander de l’aide rapidement, sans attendre, et/ou te rendre aux urgences les plus proches de chez toi.

Pour la différence entre mutilation et tentative de suicide, ce n’est pas la profondeur qui compte le plus, mais l’intention au moment du geste. Si c’est pour soulager une douleur intérieure, on parle plutôt de mutilation. Si une partie de toi pense aussi à mourir ou se dit “si ça va plus loin, tant pis”, alors c’est quelque chose à prendre très au sérieux, même si ce n’est pas profond.

N’attends pas d’être dépassée pour en parler à un·e adulte de confiance, à un·e infirmier·ère scolaire, à ton médecin ou à un·e psychologue. Tu peux aussi appeler la Ligne Ados de Malatavie au 022 372 42 42 où des professionnel·les répondent 24h/24.

Prends bien soin de toi 🌼,

L'équipe ciao.ch

Dernière modification le 7 avril 2026

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

Ouvrir les actions