Question (Fille / 2010)

Bonjour, je vous écrit car je me sens vraiment très seule depuis un bon moment, je ne ressens rien ni personne ni moi même et je sais pas commen avancer.

Ça deviens de plus en plus conpliquer vraiment je ne sais pas poirquoi je continue de vivre..j'arrive pas à me levé du lit le matin..
ma psychologue ma dianostiquer une dépression mais bon je m'en fou, j aimerai juste que ça parte..parfois j'ai quelques idées qui me viennent en tête...
j ai plus envie de tien j ai pérdue goût à tous dans la vie. Je me sens encoprise diffèrante des autres.

Mes parents se sont dovorsé y a même pas 1ans car mon père à tounours eu des problèmes de drogues et il a été très violant et ça n allait vraiment pas, j ai même dus appeller la police 2fois car il a pêter un cable quand ma mère l a quitté et j ai crus il allait lui faore du mal donc j ai dus appeller..
j ai plus les forcrs d aller à l école. J ai envie de m éfondré h24 dans mon lit et de ne plis voir personne mais en même temps j aimerai bien que quelqu un me voie et que me considère.

En plus je crois j ai des problème avec la nouriture je me voie toujours grosse je mange par le stresse et après j ai des mkment ou je mange pas pour remplacer.

Je ne sais pas si couper les ponts avev mon père. J en ai marre.. je sais pas quoi faire.

Réponse

Nous sentons que tu traverses une période tumultueuse et nous tenons à te dire que nous te "voyons" et que nous te "considérons".

Il y a beaucoup de poids à porter entre les problèmes avec ton père violent, le divorce, la fatigue que tu as accumulée et peut-être le problème avec la nourriture. Il est parfois compliqué de se tenir encore droit lorsque l'on a l'impression que tout va mal autour de soi. De ton côté, tu arrives déjà à mettre des mots sur ce que tu traverses et ce que tu ressens. C'est vraiment très courageux de ta part. ✨

En parler et expliquer ce qui nous fait du mal est très important. Cela permet de se libérer un peu et de défaire quelques nœuds qui nous empêchent de reprendre notre souffle. Pour te dénouer davantage, tu pourrais peut-être en parler avec ta maman, lui partager ce que tu ressens, tes doutes et tes inquiétudes. Comme elle te connait et qu'elle connait aussi ton père, elle pourra non seulement te soutenir durant cette période, mais également t'aider à prendre la meilleure décision pour toi.

En plus, tu vois une psy. Nous ne connaissons pas la fréquence de vos rencontres, mais tu pourrais lui demander de vous voir plus souvent si tu en as le besoin. Avoir une aide externe et parler de nos peines à quelqu'un que l'on ne connait pas est parfois plus facile pour se dévoiler. On se sent moins jugé·e et c'est plus simple pour déposer le poids qui est sur nos épaules.

Tu parles d’avoir « quelques idées qui te viennent en tête… », nous ne sommes pas sûr de ce que tu entends par là, mais si ces idées sont de te mettre en danger ou de te faire du mal, il est important que tu ne restes pas seule et que tu en parles à un·e adulte de confiance, comme ta psy par exemple. Si tu as l’impression d’être en danger, tu peux te rendre à tout moment aux urgences de l’hôpital le plus proche de chez toi pour trouver un soutien immédiat.

Le numéro <u>147</u> est également présent pour toi lorsque tu as besoin de soutien ou que tu souhaites te sentir moins seule avec ce que tu vis. C'est un numéro gratuit et anonyme, qui te met en relation avec des professionnel·le·s, disponible à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Ils sauront t'apporter l'aide dont tu as besoin.🍃

Tu peux aussi sans souci nous réécrire lorsque tu sens que c'est trop difficile pour toi. Nous sommes là pour toi.

Prends bien soin de toi,

L'équipe ciao.ch

Dernière modification le 2 avril 2026

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

Ouvrir les actions