Question (Non binaire / 2010)

Je vais étre hônete, je me sert de mon passé comme excuse en pourquoi je suis devenu ainsi.

Ma mère a un TOC à propos du ménage et de tous ce qui est les bactéries. Il a toujours eu peur que moi et mon frère attrape la gastro. Une bonne partie de ma primaire, je devais me déshabillier dans le portique et me change. Quand je prenais ma douche je la prenais avec mon frère et mon père nous surveillait.

En primaire, j'étais anxieux de manière pas normal je dirais. J'allais tout le temps au toilette. On m'avait même donné un certain nombre de cube qui équivalait à un certain nombre de fois que j'avais le droit d'aller au toilette. J'ai seleument ou deux ou trois amis.

Je vais être hônete, je n'ai pas non plus été jn bon ami et je l'avoue. Les deux principals étaient Alexis et Chloé. J'ai souvent humilier Alexis. Chloé m'aimait et je l'aimais aussi, mais j'ai toujours trop été timide de lui en parler. Elle était du genre à toujours parler ou faire des blagues à propos du sex. Je crois que ça me rendait pas bien.

Le jour où l'une de ses amies m'avait avoué que Chloé m'aimait, je me sentait mal à laise et je ne savon pas comment réagir. J'ai été un plein de merde sur certaines choses quand j'y repense. Dajs l'autobus, je sais que c'est con, mais il est souvent arrivé qu'on me taquinais avec le fait que «j'aimais» une certaine fille.

J'ai tellement menti à mes parents sur le fait que je me fesais harceler que j'en ai oublié une partie. Peut-être que oui, je me fesais harceler, mais je n'étais pas mieux.

J'étais le premier à appeler une fille qui s'appelait Maya Mayo car elle était en surpoid. J'étais moi même en surpoid. Il y avait un élève de l'école qui était noir, je me souviens que je courrais après lui. Mais à ce momejt là je pensais jouer. Je ne crois pas que c'était du racism ou même que j'ai dit quelque chose de racist. Du moin je ne m'en souvien plus.

J'avais diner avec la directrice et elle m'avais fait faire une lettre d'excuse. Je me suis excusé, mais à cejoment là je pensais que j'avais fait wuelque choss de racist? Cette lettre je l'avais donné à l'élève et il me semble qu'il m'avait pardonné. Il est souvent arrivé de le croiser dans la cour et qu'il me disait bonjour me semble. Je croyais jouer?

Mes parents n'étaient pas content, ce qui est normal. Je crois que je voulais m'expliquer, mais qu'on ne m'a pas laissé la chance.

Nöel n'a pas toujours été la plus belle journée de l'année chez ma famille. Ma grand-mère du côté à mon père nous a laissé seul un Nöel. Ma père nous a mis en dehors de la maison il y a entre 4 ou 6 ans.
L'année dernière ma mère était saoule à la veille de Nöelle et elle avait dit toute sorte de choses et avait laissé des objets dans notre chambre. Elle disait qu'on était des enfants de merdes et etc.

Quand elle est saoule elle perd le contrôle, elle se coupe le bras, crie, pleure et elle est violente. Printemps denier, elle voulaif me pousser contre le mjr et moi j'avais essayais de la frapper. Je sais que ce n'est pas normal, mais je n'en pouvais plus.
Elle est passé par tout ses états, comme vouloir et me semble appeler l'un de ses amis pour dire que j'avais essayé de la frapper. Il disait qu'elle croyait que j'étais une bonne personne.

Ma grand-mère la supportait, elle est pas mieux elle non plus. Elle est venu dans notre chambre à se demander pourquoi j'avais fait cela. Me semble qu'elle disait aussi que j'avais un toit et de la nourriture. Ma mère m'asouvent menacé d'appeler mon père pour que je retourne habiter chez lui. Elle l'a aussi fait avec cet ami que je parlais et la dpj sans réellement l'appeler.

Je me souvien qu'une fois quand j'étais plus jeune j'avais menacé ma mère de me suicider pour obtenir ce que je voulais. Elle avait lassé un couteau de cuisine à côté de moi tout en crillant de le faire.

Mon père battait ma mère et lui a donné deux coups de têtes et lui a cassé le bras deux fois. Parmi l'une de ses fois ma mère avait dit aux medecins qu'elle s'avait cassé le bras en jouant trop dur avec moi. Rien de méchant, mais je trouve que c'est... je ne sais pas comment l'expliquer.
Mes parents crillaients souvent à la maison. Ma mère m'a souvent dit d'alled chier quand elle était en colère. Je crois que mon père m'a déjà de de ne pas pleurer car j'étais un homme.

Ma grand-mère a l'air gentille et elle l'est. Mais, je crois qu'elle et ma mère sont toute les deux émiotionnellement instable. À moin que j'invente, ma mère ma déjà donné un bisous sur la bouche quand elle était saoule. Elle avait bougé ma tête pour le faire je crois. Ma grand-mère était dans la chambre ef riait avec ma mère. Elles riaients pas de ce qui étaient arrivé, elles étaient juste venue d'éranger je dirais.

Je suis persuadé d'en avoir encore plus à dire, mais c'est beaucoup trop lojg de mentionné toutes ces choses par écrit. J'ai besoin d'aide. J'apprécierais d'avoir une réponse à mes questions si possible.

Réponse

Ce que tu racontes, ça demande beaucoup de courage de l’écrire. On sent que tu essaies d’être honnête, de ne pas te déresponsabiliser, et en même temps de comprendre d’où ça vient. Ça mérite énormément de respect. 🌟

D’abord, ce que tu décris à la maison, ce n’est pas normal et ce n’est pas ce qu’un·e enfant devrait vivre. Devoir te déshabiller dans l’entrée, être surveillé·e sous la douche, vivre dans une peur constante des bactéries, subir des cris, des insultes, des menaces, de l’alcool, de la violence, tout ça crée un climat d’insécurité. Un·e enfant qui grandit là-dedans développe souvent de l’anxiété, de la honte, de la confusion. Et ça, c’est simplement une réaction à un environnement instable.

Quand un parent boit, crie, se fait du mal, menace, humilie son enfant ou l’insulte, ce n’est pas "éducatif". C’est ce qu'on appelle de la violence psychologique. En plus, quand il y a eu des coups entre tes parents, des mensonges aux médecins, des fêtes comme Noël qui deviennent des moments de tension ou d’abandon, ça peut marquer profondément, surtout dans des périodes de construction comme l'enfance et l'adolescence.

Le baiser forcé dont tu parles, et encore plus dans un contexte d’alcool et de rires gênants, ce n’est pas quelque chose qu’un·e enfant devrait avoir à gérer. Si ça t’a mis mal à l’aise, c’est déjà un signal important que les limites ont été dépassées.

Nous pensons qu'il est important que tu puisses obtenir l’aide dont tu as besoin. Simplement parce que ce que tu as vécu est difficile à porter seul·e. Parler à quelqu’un à l’école serait une très bonne idée : un·e infirmier·ère, un·e psychologue scolaire, un·e enseignant·e de confiance. Le fait qu'un·e adulte, stable et formé·e entende ta situation peut être une ressource très précieuse. Tu mérites un espace sécurisé et du soutien adapté à tes besoins.

Tu peux aussi t'adresser à la DGEJ en appelant le 021 316 53 53 et en expliquant ta situation à la personne qui te répondra. Il s'agit d'un service qui est en charge de la protection des personnes mineures, comme toi. Ils peuvent envoyer un·e assistant·e social·e chez toi pour évaluer ta situation de vie à la maison. Tu trouveras plus de détails dans cette brochure.

Le 147, une ligne d'écoute gratuite et anonyme, met aussi à ta disposition des professionnel·le·s bienveillant·e·s qualifié·e·s pour te soutenir et t'aiguiller face à cette situation.

N'oublie pas que rien de ce que tu as vécu ne justifie que tu subisses tout ça. Et rien de ce que tu as fait enfant ne justifie que tu te sentes si mal aujourd'hui. Tu sembles être quelqu’un de sensible, qui analyse, qui doute, qui veut comprendre. Ce sont des forces. Même si en ce moment, tu penses peut-être l'inverse.

Tu as le droit d’être en colère, d’être confus·e, d’aimer tes parents et en même temps de reconnaître qu’ils t'ont fait du mal, de demander de l’aide, de te reconstruire autrement. Tu n’es pas obligé·e de tout régler seul·e.

Nous t'encourageons vraiment à en parler à un·e adulte, que ce soit un·e professionnel·le de ton école, la DGEJ ou un·e professionnel·le du 147.

Nous sommes de tout cœur avec toi.

N'hésite pas à revenir nous écrire.

Prends bien soin de toi,

L'équipe ciao.ch

Dernière modification le 3 mars 2026

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Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

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