Question (Fille / 2008)

Bonjour,

Je voulais vous expliquer mon problème, enfin plutôt celui d'une amie, car je ne sais vraiment pas comment réagir ou quoi faire...

Une de mes amies a des Troubles du Comportement Alimentaire (TCA): elle a de l'anorexie et aussi de la boulimie. Elle voit un spécialiste et ses parents sont derrière pour l'aider. J'essaie aussi, avec notre groupe d'amies, de l'aider autant que possible, en l'écoutant, et en essayant de passer des bons moments avec elle.

Cependant, j'ai l'impression que ça s'empire et je ne sais pas quoi faire pour l'aider. Comme exemple, il n'y a pas longtemps, moi et cette amie avons passé une bonne après-midi: elle m'avait invité à un événement. Je pensais vraiment que ça s'était bien passé, mais j'ai appris qu'elle avait tenté d'avaler beaucoup de médicaments à la fois dans la soirée, et ses parents avaient dû l'emmener aux urgences. Je ne sais pas si c'est parce qu'elle pensait avoir trop manger à l'évènement, ou si la cause est tout autre. Mais j'arrête pas de penser que j'aurai pu faire qqch, n'importe quoi. L'écouter un peu plus, je ne sais pas, mais qqch...

Je me sens tellement impuissante, et je m'en veux de ne rien pouvoir faire, alors qu'elle va de plus en plus mal...je ne sais pas quoi faire pour l'aider. Si vous auriez des idées à ma transmettre, si vous pensez que je dois lui parler un peu plus, ou autre...


Merci beaucoup d'avance

Réponse

Nous sommes touché·es par tous les efforts et le soin que tu portes à ton amie. Nous comprenons l’impuissance et la culpabilité que tu peux ressentir. Cependant, rassure-toi, tout ce que tu fais compte pour elle et la soutient. En tant qu’amie, être à l’écoute, présente, disponible, partager du temps ensemble, soit tout ce que tu fais déjà, est précieux. Tu peux peut-être lui dire ton inquiétude et lui demander si quelque chose en particulier venant de ta part pourrait l’aider ? Mais encore une fois, nous trouvons que ton implication est déjà très belle 😊

C’est également rassurant qu’elle soit suivie par un spécialiste et que ses parents soient au courant de son mal-être. Des moments de moins bien sont peut-être inévitables dans son chemin pour aller mieux et ce qui compte, c'est que chacun·e l’aide avec ses propres compétences et place. Et toi, tu es une très bonne amie !

L’équipe Ciao reste à ton écoute,

Dernière modification le 22 février 2024

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

Ouvrir les actions