Question (Fille / 2003)

Bonjour,
J'aurais 2 questions la première est: mon premier rapport ,le garçon à commencer à forcer et j'ai dit non plusieur fois car y me faisais mal mais il n'a pas arrêter tout de suite il n'a pas pu pénétrer vraiment car j'étais crisper, plus tard j'ai saigner est-ce que c'est considérer comme un viol?
Et ma 2 ème question à une fête j'ai bu beaucoup d'alcool jusqua de plus me souvenir de ce que je faisais et un garçons m'a ramener chez lui et on a eu un rapport mais je pouvais pas dire oui mais je ne pouvais pas dire non est-ce considérer comme abus ?
Jme pose beaucoup de questions la dessus et je me sens coupable je n'arrive pas à oublier pouvez-vous m'aidez s'il vous plaît ?

Réponse

Bonjour

Nous souhaitons tout d'abord te féliciter de ta démarche de prendre contact avec nous concernant toutes les questions que tu te poses. Tu as fait un pas vraiment important en nous écrivant et nous savons que cela demande beaucoup de courage !

Concernant la première situation, ce que tu décris de ce qui t’est arrivé avec ce garçon représente un abus sexuel. Tu décris ne pas avoir été consentante, ne pas avoir voulu aller plus loin, et l’as clairement exprimé à ce garçon qui n’a pourtant pas arrêté et a forcé. Il existe une loi qui interdit cela !

Concernant la deuxième situation, ce que tu décris nous fait penser à un abus sexuel sur personne incapable de discernement. L’alcool ne te permettait pas d’être en état de pouvoir donner ton libre consentement à ce moment-là, comme tu le décris bien en écrivant que tu « ne pouvais pas dire oui mais ne pouvais pas dire non ». Là aussi, il existe une loi qui interdit cela. 

Nous lisons que tu te sens coupable et il est important pour nous de te dire que c’est ce qui arrive souvent lorsqu’on a été transgressée dans ses propres limites. Pourtant, en aucun cas tu es fautive de ce qui arrive ; c’est toujours la personne qui dépasse les limites d’une autre qui est fautive et responsable de ses actes, et jamais l’inverse.

Tu écris que tu n’arrives pas à oublier ce qui s’est passé, et nous t’encourageons vraiment à faire ce que tu as si bien fait avec nous ; parler de tout cela à quelqu’un de confiance afin de ne pas rester seule et de trouver du soutien (par exemple, en débutant un suivi thérapeutique pour y voir plus clair et pour pouvoir aborder toutes les questions que tu te poses). Une possibilité est de t’adresser au Service pour l’aide aux victimes d’infractions (SAVI, dont nous t’avons joint les coordonnées) : c’est un service gratuit et confidentiel, où tu pourras t’exprimer, être entendue et recevoir des informations sur tes droits. Tu peux t’y rendre seule ou te faire accompagner par une personne en qui tu as confiance.

Nous restons à ton écoute et nous te souhaitons de trouver rapidement l’aide dont tu as besoin !


SAVI, service d'aide aux victimes - CIAO
Dernière modification le 27 janvier 2022

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Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

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