Ce contenu peut être choquant ou dérangeant.

Pourquoi moi ? Pourquoi cette vie ? Pourquoi ces difficultés ?

J'ai mal, je souffre, un gouffre profond est en train de s'ouvrir, et de m'aspirer au plus profond de lui, sous moi. Je perds pied, je ne sais plus si vivre signifie vraiment quelque chose. Je me sens seule. Est-ce que j'ai des amis même. Je n'en ai pas vu de toutes les vacances. Je suis fatiguée tout le temps réellement, de tout, je dors sans être reposée. Je dors pour 1minute de journée alors que les journées durent des heures entières. Le temps se rallonge, ma détresse augmente à chaque instant passé. Je n'arrive plus à bien faire, tout autour de moi me provoque de la souffrance.
Que ce soit la surveillance poussée à l'extrême de ma mère, l'absence de liberté, l'absence que j'ai de m'exprimer, de me récolter. J'ai le droit de me faire petite, être docile, obéir pour ne recevoir ni insultes, ni coups, ni remontances ni tout autre comportement malsain qui me marque à chaque fois au plus profondément de moi.
Je me fais honte, je n'arrive même plus à mon année de première. Mes notes ont chutées, je n'ai jamais été confrontée à ça car j'ai toujours eu des facilités en cours et aujourd'hui ça ne suffit plus. Je ne sais pas comment réviser. Je révise je travaille mais c'est inefficace et mon esprit n'y est pas. Je ne veux plus aller au lycée pour voir ma moyenne de physique de 17 passer à un 11. C'est douloureux, je perds même espoir dans mon rêve de faire de longues études pour devenir chercheure. Ça se trouve je vais jamais y arriver, je vais faire un pitoyable burn out au lycée. Je n'arrête pas de me comparer à mes amis même si je ne connais pas leurs difficultés et que je n'ai pas les mêmes chances de bases. Je suis autiste, tdah avec un trouble du traitement auditif. Auto diagnostiquée autiste et tdah car ma mère ne veut pas passer les diagnostics malgré le fait que plusieurs professionnels lui ont dit. Je souffre. Chaque bruit me fait mal, chaque toucher est une douleur qui irradie dans tout mon corps.
Je ne veux plus attendre, espérer, à quoi bon ? J'ai attendu depuis ma sixième et je souffre toujours même si j'ai guéri de mon mal, la dépression, les vieux démons reviennent toujours. Je ne suis même pas suivie malgré mon audioprothésiste qui insiste. Que j'aurais besoin de sophrologie ou autre car j'ai l'air tout le temps très stressée et j'ai bien eu une psychologue à qui je ne peux pas dire comment ça se passe avec ma mère car elle me l'aurai fait payer ma mère. Et puis au bout de cinq séances, elle n'est plus là, je ne la vois plus. Pourquoi ? Parce que elle a passée une séance sur le dépistage d'autisme et s'est montré insistante. Mais les raisons de ma mère "ça coûte trop cher". Elle me demande si j'ai l'argent de payer ces séances. Tous les psychologues que j'ai vu ont disparu du jour au lendemain.
Je veux qu'on m'enterre. Je ne veux plus voir de lumière. Je n'ai même réussi à avoir des amis, c'est plutôt que je n'ai jamais réussi à leur dire ce que je ressentais, mes problèmes. En fait je ne l'ai jamais dit à quelqu'un. C'est toujours rester enfermer à l'intérieur de moi et je n'ai jamais réussi. Si une fois, en sixième quand ma mère m'a menacée de dire ce qui allait pas. Menacée oui, "si tu le dis pas tout de suite tu vas voir ce que je vais faire" ses paroles exactes. J'ai dit que je n'avais pas d'amis, j'étais isolée et j'ai ajoutée et je n'aime pas les coups. Elle me frappait tous les soirs, son punching-ball en gros et elle l'a très mal pris. Elle s'est retenue mais les habitudes sont bien ancrées. Elle a repris comme toujours. Alors j'ai fugué en mai 2022, je l'ai juste vu pleurer elle m'a dit plus jamais, elle a aussi dit vous savez à ton âge mon père est mort assassiné. Elle a grandi en Afrique et ses collègues ont été soupçonnés mais il n'y a jamais vraiment eu d'enquêtes. Ironie, son père la frappait aussi, à la ceinture et tout et pourtant elle admire son père et reproduit ses gestes car mon père serait un incapable. Sans autorité car il n'utilise ni les coups ni les insultes. Il m'a jamais protégée quand elle me giflait ni même regarder. Ma mère maintient que on ne se remet jamais en question que c'est nous les "fautifs", que on a pas d'émotions, "d'intelligence émotionnelle" parce elle se pense très intelligente, supérieure à tout le monde. Elle définit sa vie comme de la merde, qu'elle l'a ratée. Chaque soir j'entends les cris. Chaque soir quelqu'un a mal fait quelque chose.
Je ne souhaite pas forcément de réponses. Juste jeter une autre bouteille à la mer : c'est à dire, ne pas vraiment vouloir de réponse.

❤️ 3

Réponses

Aucune réponse pour le moment.

Répondre au sujet

Pour répondre à un sujet ou à un commentaire, tu dois d’abord te connecter.

Connecte-toi à ton compte

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

Ouvrir les actions