Question (Fille / 2006)

Bonjour,

Ça fait super longtemps que je ne vous ai pas écrit et je crois que j'ai perdu l'habitude de me "confier" .

Jusqu'à maintenant, tout allait bien, ça faisait quelques temps déjà que j'avais pris conscience que quelque chose avait changé. Quelque chose de plutôt positif. Je crois que j'allais mieux, parce que la dernière fois que je m'étais coupée c'était en septembre dernier et j'avais profondément regretté. aujourd'hui les cicatrices sur mes bras ont presque totalement disparu. Quand, j'allais en cours, c'était mieux, j'étais moins stressée, plus... Jsp mais mieux.

Depuis quelques semaines, les choses ont un peu changé, c'est difficile à décrire mais j'ai l'impression de me regarder replonger. Je vois bien que je redescends la pente, que tout ne va pas bien. Mais j'ai l'impression de ne rien pouvoir faire et ça me fait peur.
Je ne dis pas que je suis retombée aussi bas qu'il y a 1 an environ, non, mais j'ai peur que ça arrive. Et j'ai l'impression que c'est entrain d'arriver. En ce moment, je pleur sans raison, je donne trop d'importance à des choses qui n'en ont pas, je m'acharne sur des tous petits détails. J'ai l'impression de ne plus réfléchir comme il faut. Je fais n'importe quoi et je peur que tout ça recommence.
Il y a trois jours, c'était le 10 mars, le jour où tout a failli basculer, ça tourne en boucle dans ma tête, j'y repense encore et encore.

Je ne sais pas si vous pouvez vraiment faire quelque chose pour m'aider, mais je voudrais juste vous remercier d'être là.

Réponse

Vivre une période de mal-être après une période plus calme peut être déstabilisant et tu as bien fait de nous écrire.

Depuis un an, tu as néanmoins bien progressé dans le sens où tu te rends compte que tu risques de "replonger" et tu cherches comment ne pas arriver à cette situation, en anticipant. Et ça, c'est vraiment important et tu peux être fière de toi  !

Tu sais que l'automutilation est une manière d'exprimer ta souffrance intérieure en la rendant visible à l'extérieur.  Aussi, nous t'encourageons à en parler soit à tes parents si tu as confiance en eux, soit à un·e professionnel·le de la santé au sein de ton établissement scolaire. Ils pourront t'écouter, te conseiller et t'accompagner dans ce moment de fragilité tout en respectant la confidentialité et sans te juger. Tu eux leur donner ce que tu nous as écrit si c'est plus facile pour toi.

N'hésite pas à revenir vers nous,

Bien à toi

Dernière modification le 16 mars 2022

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Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

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