Le barrage de Léa - Chapitre 8 : Le contrecoup
Le barrage de Léa
Chapitre 8 : Le contrecoup
Les vacances de Noël passèrent sans bruit.
Léa passa beaucoup de temps chez elle. Elle dessina. Elle rangea sa chambre. Elle aida sa mère à préparer le Nouvel An.
Elle évita toujours certaines pièces.
Certains tiroirs.
Certaines photos.
Elle repensa plusieurs fois à la soirée de décembre.
À la chanson.
Au grillage froid sous ses doigts.
À la voix de Théo.
“Pas toute seule.”
Sur le moment, ça l’avait soulagée.
Mais plus les jours passaient… plus un autre sentiment s’installait.
La peur.
Elle avait laissé sortir quelque chose.
Pas tout.
Mais assez pour que le barrage tremble.
Et si ça recommençait ?
—
La rentrée de janvier arriva avec son froid sec et ses résolutions maladroites.
Au collège, tout le monde parlait de “nouveau départ”.
Léa, elle, avait l’impression d’avoir fait une erreur.
Elle entra dans la cour en serrant son sac un peu trop fort.
Elle vit Théo et Mathéo près du banc.
Elle inspira.
Tout est normal.
Fais comme si.
— Alors, survivants des fêtes ? lança Mathéo en les voyant arriver.
— J’ai mangé trois kilos de chocolat, répondit Théo.
— Amateur.
Léa sourit.
Mais elle évita soigneusement le regard de Théo.
—
Pendant les premiers jours, elle fit comme si décembre n’avait jamais existé.
Elle reparla plus fort.
Elle plaisanta davantage.
Elle se montra presque… exagérément bien.
Théo le remarqua immédiatement.
Un peu trop de sourire.
Un peu trop d’énergie.
Comme quelqu’un qui colmate une fissure avec précipitation.
Un midi, alors qu’ils étaient assis tous les trois, Mathéo racontait une anecdote sur son oncle.
Léa riait.
Théo la regardait.
— T’as l’air fatiguée, dit-il doucement.
— Pas du tout, répondit-elle trop vite.
Mathéo leva un sourcil.
— Si, un peu quand même.
— Mais non ! Vous êtes lourds.
Le ton était plus sec que prévu.
Un silence tomba.
Léa s’en rendit compte immédiatement.
— Désolée. J’suis juste crevée.
Elle baissa les yeux.
Encore cette fatigue.
Toujours cette fatigue.
—
Le contrecoup arriva un jeudi soir.
Elle était seule dans sa chambre. Elle repensa à décembre. À ses larmes. À ce qu’elle avait presque dit.
Elle sentit la panique revenir.
Si elle continuait à laisser sortir ça…
Elle allait s’effondrer.
Elle allait perdre le contrôle.
Et elle ne voulait pas perdre le contrôle.
Elle se leva brusquement, ouvrit son tiroir et prit la photo qu’elle avait regardée pendant les vacances.
Elle la fixa longtemps.
Puis elle la rangea au fond.
Non.
Pas maintenant.
Elle ne voulait plus que Théo la voie pleurer.
Elle ne voulait plus que Mathéo s’inquiète.
Elle décida, presque inconsciemment :
Le barrage sera renforcé.
—
Le lendemain, au collège, elle évita de rester seule avec Théo.
Si Mathéo partait acheter quelque chose, elle l’accompagnait.
Si Théo ralentissait, elle accélérait.
Ce n’était pas visible.
Mais c’était volontaire.
Théo le sentit.
Il ne comprenait pas tout.
Mais il comprenait une chose :
Elle regrettait d’avoir craqué.
À la pause, il se tourna vers Mathéo.
— Elle recule.
Mathéo soupira.
— Ou elle se protège.
— C’est pareil.
— Non, répondit Mathéo. Se protéger, c’est parfois nécessaire.
Théo resta silencieux.
Peut-être.
Mais il savait aussi que trop se protéger, ça étouffe.
—
Le vendredi, ils eurent un contrôle surprise en maths.
Léa, d’habitude appliquée, se trompa dans des choses simples.
Elle sortit de la salle frustrée.
— J’ai tout raté.
— C’est juste un contrôle, dit Mathéo.
— Non. C’est nul.
Sa voix trembla légèrement.
Théo s’approcha.
— Léa…
Elle recula d’un pas.
— Ça va. J’ai dit que ça allait.
Le regard qu’elle lui lança n’était pas en colère.
Il était effrayé.
Comme si elle lui disait :
“Ne me fais pas tomber.”
Il s’arrêta.
Il comprit.
Ce n’était pas le moment d’insister.
Ce n’était pas le moment de réparer.
C’était le moment d’être patient.
—
Ce soir-là, Léa s’allongea sur son lit.
Elle avait tenu toute la semaine.
Elle n’avait pas pleuré.
Elle n’avait rien laissé passer.
Et pourtant…
Elle se sentait plus lourde qu’avant décembre.
Comme si retenir l’eau demandait encore plus d’énergie.
Elle fixa le plafond.
Une pensée lui traversa l’esprit, furtive :
“Et si je me trompais en voulant tout contrôler ?”
Elle la chassa immédiatement.
Mais la question resta.
Petite.
Discrète.
Comme une fissure qu’on ne peut plus totalement ignorer.
—
Février venait à peine de commencer.
Et le barrage, plus solide en apparence…
était en réalité plus fragile que jamais.
Réponses
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Par Julio4A (Garçon / 2013 / France) le 27 février 2026 à 02:05
Super comme dhab . Jau rien a dire .
Lea tente en vain dd retenir leau du barrage mais elle sais quil va tomber et theo le sais aussi . Theo nz force pas , cest un vrai pote . Matheo comprend juste comme une lecon de vie . Lea est moins concentré a cause dz sa fatigue car elle retient leau saud que ca lui prend beaucoup denergie . Elle a voulu revenir comme si tout cela ne setzit pas vraiment passé mais theo a su encore qu'il y avait quelque chose .
Tbeo cest vraiment le pote que je reverrai davoir , sans insultes sans remarques juste aimer et etre aimer par ses amis et cest ca qui est incroyable . Si seulement mes potes etait comme eux ...
Bref je reagis a cette heure la je sais que jd devrai dormir mais jz me sens mal encore . Jai un peu parler a des gens . Une ma blessé , les autres mon aidé et reconforté .
Voila tout pour ajd . Jai mm eu la flemme le chapitre qui dst sensé m'aider .........
On dirai un port tellement ya pas de smiley . C'est pas moi ca . Bon bye
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