Théories des races
Dernière modification le 20 mars 2026
Différences sociales : Avant la colonisation, au cours des 16-17ᵉ siècles, les théoricien·ne·s distinguaient les individu·e·s selon des critères culturels ou sociaux, comme les vêtements, les coutumes ou le climat.
Différences naturelles (biologique) : Progressivement, à mesure de l’intensification des migrations et des projets de colonisation européens, certain·e·s penseur·es ont commencé à considérer ces différences comme innées et naturelles, dues à la "race".

Ce changement a joué un rôle important dans la construction des idées racistes.
À partir du 18ᵉ siècle, des penseur·es et savant·es commencent à théoriser des classifications des êtres humains en grandes "races" (Blanc·he·s, Noir·e·s, Jaunes, Rouges), fondées principalement sur des critères physiques comme la couleur de peau.

Pour donner une apparence scientifique à ces distinctions, certains ont eu recours à des mesures crâniennes ou à des tests d’intelligence.
Ces théories raciales ont ensuite servi de justification à l’idée d’une supériorité européenne, et plus particulièrement d’une prétendue supériorité des Blanc·he·s.
Aujourd’hui, les scientifiques rejettent catégoriquement les théories raciales et affirment qu’il n’existe bien qu’une seule race humaine, avec seulement des différences physiques héritées.
La révélation des crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier l’Holocauste, a notamment participé au rejet des théories raciales.
La prise de conscience de l’ampleur des violences et du génocide qu’elles avaient justifié a ouvert la voie à sa remise en cause sur les plans moral, politique et scientifique.
Quelques années après la guerre, en 1953, la découverte de l’ADN a prouvé définitivement que tous les humains partagent le même patrimoine génétique.
Actuellement, le mot ou concept de "race" est avant tout utilisé pour montrer que les hiérarchies entre groupes humains sont créées par la société et qu’elles ne sont pas naturelles.
Les chercheur·e·s qui travaillent sur le racisme montrent que la "race" ne concerne pas les caractéristiques biologiques des personnes, mais qu’elle peut exister socialement (à travers les interactions par exemple).
Ainsi la "race" est une construction sociale, et la couleur de peau apparait comme un prétexte parmi d’autres pour classer et traiter différemment les personnes.
Article proposé par Bureau cantonal pour l'intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI)
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