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A quel âge commence le consentement?

26 novembre 2021

Question (Fille / 2004 / Suisse, Neuchâtel)

Je veux savoir Quel âge un enfant doit-il avoir pour pouvoir donner son consentement ? Donc dir oui ou non...

Parce que un bébé peut pas dire non etc....

Si il y a un enfant qui a 7/8 pour exemple... Et Il y a un cousin/des gars plus grands....

S’ils commencent à l’appeler pour qu’elle s’assoie sur Leurs genoux/hanches et bouger.... Et Et après l'avoir tirée sur lui sur son lit...

Il commence à vous bosser. Mais la fille ne savait pas que c'était mal alors elle n'a rien dit. Et puis après il te repousse quand quelqu'un monte l'escalier... Et puis avec son frère ils se mettent à jouer à des jeux de 'toucher'. Diriez-vous que la fille avait l'âge mental pour pouvoir dire non.

  • Harcèlement
Réponse

Salut !

Tu poses des questions importantes et qui ne sont pas toujours simples à trancher. Voici quelques points de repères concernant le consentement qui pourront peut-être t'aider à y voir plus clair.

En ce qui concerne le consentement, on parle généralement de consentement libre et éclairé. Eclairé signifie qu'il faut pouvoir comprendre tous les enjeux de ce qu'il se passe dans la situation et ce qu'elle implique, pour pouvoir donner ou non son consentement. Tu l'as dit toi-même, la fille de 7-8 ans ne savait pas vraiment ce qui était en train de se passer, elle ne pouvait donc pas se positionner clairement.

Un consentement libre fait référence au fait qu'il ne doit pas y avoir de moyens de pression mise sur la personne pour qu'elle dise plutôt oui ou non (du chantage, une relation asymétrique, une situation de dépendance à l'autre, quelqu'un de la famille, etc.). Dans le cas que tu décris, le fait que les cousins soient plus grands et de sa famille fait qu'une petite fille pourrait être très intimidée à l'idée de dire non et ne pourrait donc ne pas le faire librement.

Le plus important dans ce type d'histoire est de savoir comment la petite fille a vécu la situation et comment elle la vit aujourd'hui, avec du recul. Même si elle ne comprenait pas ce qui se passait à l'époque, il se pourrait qu'aujourd'hui, elle ait un regard différent sur ce qui s'est passé.

Si cette personne se sent mal à l'aise par rapport à ce qui s'est passé, que d'y repenser lui amène des sensations désagréables, nous lui recommandons d'en parler à une personne de confiance. Cela pourrait être un-e adulte de la famille, de l'école ou un-e professionnel-le, comme un-e psy. 

Elle pourrait aussi aller parler au centre de planning familial le plus proche de chez elle. C'est un lieu où des professionel-les pourront lui répondre et l'écouter.

En outre, dans toute situation qui implique des personnes mineures, ce sont aux personnes plus âgées qu'incombe la responsabilité de ce qui est en train de se passer. C'est donc à eux de mettre les limites pour protéger la personne plus jeune. Les découvertes de son propre corps ou de celui de l'autre peuvent faire partie des expériences normales de l'enfance, à condition que les enfants aient environ le même âge et que tout le monde soit d'accord.

Pour répondre à ta question, toute personne devrait être libre de donner ou non son consentement dès que la parole commence. Un-e petit-e enfant a le droit d'exprimer s'il-elle a envie ou non d'un câlin, par exemple. Toutefois, il y a toutes sortes de situations où les enfants n'oseront pas dire ce qu'ils pensent, veulent ou ne veulent pas.

Dans l'exemple que tu décris, nous pouvons imaginer que la petite fille n'ait pas osé dire non étant donné qu'elle ne comprenait pas bien ce qu'il se passait et que ses cousins étaient plus âgés.

Ci-dessous, tu trouveras plusieurs articles qui complètent notre réponse et nous t'invitons à les lire également.

Bien à toi,

l'équipe ciao.


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Dernière modification: 1 décembre 2021

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