Question (Fille / 1998)

C’est bon là, j’en peux plus.
Je suis aigrie de la vie, je suis maussade, haineuse, jalouse.
Je veux me suicider mais je n’ose pas pour 2 raisons
La première est que j’ai une peur phobique de la douleur
La deuxième est que je crois au karma, et que il parait que si on se suicide on va en enfer et notre prochaine vie sera pire que l’actuelle pour nous punir.

Bref, le problème c’est que même en restant sur cette terre, je ne fais aucune bonne action. Je haie la vie, Et je vois déjà une psy, déjà medicamentée mais il n’y a pas de miracle donc ça ne fait absolument rien, c’est pas parler qui va m’aider à enlever ce dégoût de la vie que je ressens.

Vivre sa jeunesse dans les années 2020, c’est ce qu’il y a de pire au monde. C’est un dégoût de plus en plus profond, qui me tuera un jour ou l’autre.
Et pourtant l’adolescence est finie depuis longtemps. Mais j’ai tout raté. J’ai eu un diplôme mais que des échecs dans le monde du travail. Personne veut m’engager.
Et j’ai même plus envie de me battre, non. Le monde du travail fait que de me rejeter, pourquoi je devrais me mettre à leurs pieds?
Pas de travail, pas d’amis, pas d’argent.
Bref. J’ai juste envie de vomir, mourir, faire du mal, tuer. La haine est tellement grosse.

Réponse

Nous avons bien lu votre message, qui a retenu toute notre attention. Vous nous expliquez que « vous n’en pouvez plus », que vous « haïssez la vie » et que vous pensez au suicide. Cela nous inquiète pour vous et, comme dans un précédent échange, nous tenons à vous rappeler que mettre fin à vos jours est un acte irréversible.

Il est vrai que l’arrivée dans le jeune âge adulte est un moment qui peut être déstabilisant, car il marque notamment l’entrée dans le monde du travail et plus globalement la place qu’on occupe dans ce monde. Nous entendons que pour vous, parler n’est pas suffisant pour « vous aider à enlever votre dégoût de la vie ». Cependant, avoir entrepris un suivi avec votre psy est une démarche courageuse de votre part, et nous vous encourageons à poursuivre ce travail avec elle. Pouvez-vous lui parler de la souffrance et de la colère que vous semblez ressentir en ce moment ?

A Genève, il existe aussi la Ligne Ados au service des jeunes âgés de 12 à 25 ans : vous pouvez la contacter 24h/24 7 j/7, des professionnels sont à votre écoute.

Si vos idées suicidaires deviennent trop importantes, il faut vous rendre aux urgences de l’hôpital le plus proche de chez vous.

Ciao vous soutient dans ces démarches et reste à votre disposition.

Dernière modification le 21 juillet 2020

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Avec le soutien financier de la Confédération, en vertu de l'ordonnance sur des mesures de protection des enfants et des jeunes et sur le renforcement des droits de l'enfant.

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