Formation et travail en période de pandémie

Dernière modification: 8 Mai 2020

Les mesures de lutte contre le coronavirus décidées par le Conseil fédéral et par les cantons bousculent nos vies quotidiennes, en particulier au travail et en formation.

De nombreux jeunes ont perdu le job exercé à côté des études. Si tu te trouves dans cette situation, il vaut la peine de se pencher sur tes droits, même si tu as un contrat de travail précaire (CDD, temporaire, etc.) Vérifie auprès de ton employeur ou des RH ton droit au salaire, ou au chômage.

Le syndicat Sud Etudiant-e-s et Précaires rappelle le droit au salaire en cas d’empêchement de travailler :

droits face à la crise sanitaire

Fermeture de l’entreprise, congé forcé, garde d’enfant, etc. : que tu travailles « à l’heure », de manière flexible, « sans heures garanties » ou en stage, tu as le droit au versement du salaire en cas d’empêchement de travailler. Concrètement, si tu as des horaires flexibles, celui-ci doit être calculé sur la moyenne des derniers salaires (en général 6 ou 12 mois, ou moins si ton contrat est récent ou que ton taux d’activité a augmenté récemment).

Si tu veux en savoir plus: des précisions par le CSP

Et le droit au chômage

En cas de perte de travail (chômage partiel/technique) lié à l’épidémie de coronavirus, le Conseil fédéral a décidé, le 20 mars dernier, d’élargir le cercle des bénéficiaires ayant droit aux indemnités en cas de réduction des horaires de travail (RHT) pour les personnes suivantes :

  • Personnes au bénéficie d’un contrat à durée déterminée
  • Apprenti-e-s
  • Personnes dont la position est assimilable à celle d’un employeur et leur conjoint-e travaillant avec eux
  • Personnes travaillant pour une entreprise de travail intérimaire

Pour ces personnes, une demande d’indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) peut être déposée par l’employeur auprès du Service de l’emploi.

En aucun cas, cette réduction de travail doit être compensée par des congés, vacances, récupération d’heures supplémentaires.

Pour les apprenti-e-s et stagiaires qui travaillent dans les « secteurs essentiels », cette période de crise met la formation au second plan afin de participer aux efforts pour surmonter cette crise.

Pour les gymnasiens et gymnasiennes, les étudiant-e-s des HES et des universités, les cours se suivent à distance dans des conditions pas toujours simples.Nous te conseillons de suivre les informations de ton établissement de formation concernant la suite (examens, évaluations, etc.) et n’hésite pas à poser des questions et à faire valoir tes droits, également auprès du syndicat de ta branche professionnelle

Pour les apprenti-e-s et stagiaires qui travaillent dans les « secteurs essentiels », cette période de crise met la formation au second plan afin de participer aux efforts pour surmonter cette crise.

Pour les gymnasiens et gymnasiennes, les étudiant-e-s des HES et des universités, les cours se suivent à distance dans des conditions pas toujours simples.

Nous te conseillons de suivre les informations de ton établissement de formation concernant la suite (examens, évaluations, etc.) et n’hésite pas à poser des questions et à faire valoir tes droits, également auprès du syndicat de ta branche professionnelle

Le retour à l'école?

Entre excitation de retrouver une vie "normale" et stress dû aux incertitudes diverses, celles et ceux qui reprennent le chemin de l'école peuvent avoir des sentiments partagés et vivre des émotions contraires et c'est compréhensible. Pour autant, il reste important de garder les mesures d'hygiène recommandées par l'OFSP lors des retrouvailles.

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