15.5.2012, Violences/Harcèlement
bonjour
Je voudrais savoir si ce que j'ai vécu par le passé est considéré comme un abus sexuel et si je peux porter plainte, et si oui que risquerait la personne concernée ?
Je vous explique la situation :
Quand j'avais 13 ans, ma mère a quitté mon père qui était alcoolique. Il l'a très mal vécu et a fait une grave dépression. Je vivais chez ma mère mais j'était très souvent chez mon père. Il était pas bien du tout et moi je voulais l'aider. Mon père harcelait ma mère. 1 an après leur séparation, ma mère a rencontré mon beau-père. Quand elle l'a dit à mon père, il a complètement déraillé. Il était violent. Il se servait de moi, il voulait que je fasse casser le couple de ma mère. Il est devenu bisarre avec moi. Il me racontait les rapports sexuels qu'il avait avec ma mère quand ils étaient encore ensemble. Il m'embrassait sur la bouche, sa me mettait mal à l'aise mais quand j'essayais de tourner la tête il me la tenait et me forcer à l'embrasser ( comme il faisait avec ma mère auparavant ). Il s'arrangeait toujours pour rentrer dans la salle de bain quand je me douchais. Il me faisait des calins qui duraient trop longtemps à mon goût. Il me faisait asseoir sur ses genoux et me caressait les seins. Il me disait qu'il m'aimait ( de facon malsaine, comme si on était un couple ), il me disait que je ressemblais beaucoup à ma mère. Le soir quand j'allais au lit il me rejoignait dans le lit, se collait à moi, m'embrassait, me carressait. Tout sa me mettait vraiment mal à l'aise. Quand j'essayais de mettre de la distance entre lui et moi, il me faisait du chantage au suicide, ou il me tapait des crises de jalousie, il me disait que je préférais mon beau-père que lui, que je l'avais remplacé, que je sucais mon beau-père, qu'il m'enculait.. Il me racontait qu'il se branlait. Il venait me chercher chez ma mère, me forcait à le suivre, il m'emenait chez lui et ne voulais jamais me ramener malgrès que je le suppliais de me ramener ...
Il me manipulait, j'ai mis longtemps à m'en apercevoir.
J'ai résumé en gros la situation, je me pose vraiment des questions à ce sujet. C'est important pour moi d'avoir des réponses... Merci d'avance
Pour commencer, veuillez accepter nos excuses pour le retard pris à donner réponse à votre question. Il y a eu un problème de santé qui a retardé la rédaction des réponses.
Soyez assurée que ce n'est en rien imputable à l'intérêt que nous portons à votre message.
Il semble évident que vous avez été victime d'abus sexuel de la part de votre père.
Votre description des faits est suffisamment détaillée pour qu'on puisse établir avec certitude qu'il y a eu des actes sexuels délictueux: attouchements dans des partie intimes (seins), caresses sous contrainte, baisers sur la bouche à caractère érotique, intrusion dans l'intimité (douche, lit...), propos grossiers et tendancieux portant atteinte à la pudeur...
De plus, votre père vous faisait des menaces, vous manipulait et vous faisait du chantage affectif.
Vous êtes tout-à-fait en droit de porter plainte. Il se peut même que cette démarche vous soit nécessaire pour vous libérer des traumatismes que vous avez subis, et pour que vous arriviez à vous remettre de toutes les blessures que vous portez, de toute évidence, encore en vous.
Votre père risque la prison bien sûr pour ces abus sexuels, et, le fait que vous étiez mineure et très jeune au moment des faits, constitue une circonstance aggravante.
Mais, il ne nous incombe pas de définir quelle sera effectivement sa peine; seul un tribunal est compétent pour évaluer les charges et prononcer la peine encourue.
Cependant, vous ne devriez pas tant vous préoccupez de son sort.
En effet, bien qu'il semble compréhensible qu'en tant que fille, vous ayez de la répugnance à nuire à votre père, vous ne devriez pas vous sentir coupable pour autant, au cas où vous prendriez la décision de le dénoncer.
En effet, lui seul est coupable des actes qu'il a commis et il doit en répondre devant la loi.
Vous n'êtes en rien responsable de ce qui est arrivé!
Pour de plus amples informations et aussi au cas où vous décideriez de déposer une plainte à l'encontre de votre père, nous vous recommandons vivement de contacter une structure d'aide aux victimes d'actes de violences sexuelles à proximité de votre domicile.
Ces institutions offrent habituellement des services gratuits et confidentiels; elles soutiennent et aident les victimes à faire les démarches nécessaires à ce que justice soit faite.
De plus, elles proposent souvent aussi des soutiens financiers, juridiques et psychothérapeutique aux personnes qui en ressentent le besoin.
Il apparaît que vous avez besoin de vous confier et qu'un travail psychothérapeutique vous ferait le plus grand bien pour vous aider à vous reconstruire.
Ci-dessous en attachement des informations importantes pour vous aider à définir ce qu'est un abus sexuels et pour mesurer la gravité des actes commis par votre père sur votre personne.
Prenez bien soin de vous!
Pour plus de détails, tu peux consulter les informations suivantes :
10.5.2012, Violences/
je frappe mes parents et je sais pas comment arreter comment est ce que je dois faire
Poser cette question est déjà un grand pas vers l'arrêt de ta violence envers tes parents alors bravo pour ta prise de conscience et ta volonté de te faire aider.
Les infos jointes te permettront de te rendre compte du mécanisme de la violence, tel qu'il se joue en toi.
Mais bien souvent, il est nécessaire de se faire aider par une personne extérieure.
Nous te conseillons de t'adresser à une personne de ton entourage en qui tu as confiance et qui pourrait t'aider ou bien consulter les adresses que nous te proposons.
N'hésite pas à nous donner de tes nouvelles
Pour plus de détails, tu peux consulter les informations suivantes :
3.5.2012, Violences/Loi
bonjour
merci de m avoir averti que je devrais attendre plus longtemps pour la réponse de ma dernière question mais ne vous casser pas la tête j ai trouver la réponse ... il le peux selon la loi ,si je suis en danger, d avertir mes parents. j ai aussi une autre question suis-je obliger d'être hospitalisé si mon psy juge ça nécessaire ?
Si un parent ou un-e professionnel-le te sait en danger, comme pour le fait d'en avertir tes parents s'ils n'en sont pas informés, il a aussi le devoir de demander ton hospitalisation si c'est le moyen le plus approprié pour t'aider, à un moment donné.
Dans ce dernier cas, s'il ne le fait pas cela pourra même lui être reproché comme une forme de "faute professionnelle".
L'hospitalisation ne dure qu'un temps, et elle se doit d'être adaptée au mieux à ton âge, et à tes besoins.
Ainsi, l'hospitalisation se fait en fixant des objectifs atteignables, dans un temps défini et plus ou moins court, par le ou la patient-e avec l'aide des professionnels présents.
Cela peut donc offrir une autre opportunité de soutien et de développement ou d'évolution, quand c'est nécessaire.
A bientôt !
29.4.2012, Violences/Violence contre soi-même
bonjour il y a 5 jour je me suis mutilé au bras ( j'avais arreter mais j'avais bu et sur un pari completement debile ben voiila) le probleme c'est que j'y suis alle un peu fort c'est pas profond mais large mais encore c'est pas le probleme
juste dessou ma plaie il y a un bleu ( bleu rouge) qui c'est forme... et je ne sais pas trop se que sais si c'est grave ou non...
et j'ai aussi un peu mal quand je tend le bras.. sinon aucune autre douleur...
je sais que c'est mal se que j'ai fait je voudrai juste savoir si c'est grave cette espece de bleu... ( a 1 cm de ma plaie) m
merci d'avance
Sans voir la plaie il nous est difficile de juger de la gravité de ta plaie et du bleu. Par ailleurs, ciao n'est pas spécialisé dans ce genre de questions. Pour te rassurer et éviter toute complication, ce qui est possible si la plaie s'infecte et que la douleur persiste, nous t'invitons à consulter ton médecin. Seule une consultation médicale pourra répondre à ta question.
Nous tenons à te féliciter d'avoir réussi à arrêter de te mutiler! C'est difficile de trouver un autre moyen d'exprimer sa souffrance, quand on a pris l'habitude de le faire de la sorte. Cela dit, le fait que tu te sois blessée dangereusement sur le coup d'un "pari complètement débile" traduit peut-être une souffrance dont tu ne nous a pas parlé, et qui t'amène à mettre ta vie en danger. Sache que dans cas-là, tu peux nous écrire pour nous en parler. Tu peux également appeler le 147 (gratuit et anonyme). Quoi qu'il en soit, nous t'encourageons à ne pas rester seule avec ce problème et à en parler à quelqu'un. Prends soin de toi et redonne-nous de tes nouvelles.
Ciao
26.4.2012, Violences/Copains
Bonjour,
Aujourd'hui, je viens d'apprendre que ma copine s'automutilais. et ceci après qu'elle ait vu une vidéo le lui rappelant. Quand je lui ai demandé si elle avait arrêter elle m'a répondu : " A moitié". Elle a vécu de dur moments ces derniers temps., je m'inquiète pour elle. Svp, dites-moi comment je pourrais l'aider.
Merci d'avance,
Bonjour,
Pour aider une personne proche en difficulté, la première chose à faire est de l'écouter, sans la juger ni la forcer à suivre une solution que l'on trouve toute faite.
Pour bien écouter ta copine, il y a plusieurs choses à savoir.
Tu peux tout d'abord lui faciliter la parole en lui demandant comment cela va, par rapport aux problèmes qui lui compliquent la vie depuis quelques temps.
Si elle t'en parle, montre-lui que tu lui accordes toute ton attention, par ton regard par exemple, mais ne lui coupe pas la parole (par des questions ou autres informations qui peuvent attendre) car c'est parfois tellement difficile de tout bonnement expliquer ce qui nous perturbe vraiment.
Cela fait, rappelle-toi aussi de ne pas juger sa personne ni son comportement (ou des personnes de son entourage qui pourraient être impliquées dans son récit, d'ailleurs.
Quoi qu'il arrive, demande-lui ce qui l'aiderait venant de ta part.
Ce ne sera en tous cas pas une solution simple et toute prête.
Enfin, tiens-nous au courant et rappelle-toi aussi que tu peux à tout moment appeler le centre d'études et de prévention du suicide (coordonnées parmi nos adresses genevoises dans la rubrique 'violences') où un professionnel te renseignera bien volontiers sur la bonne aide à apporter à ta copine.
Merci pour elle, c'est courageux, et à bientôt !
25.4.2012, Violences/Maltraitance physique
Bonjour.
Une de mes amie ma confié que ça mère alcoolique se fessait battre par son nouveau copain. Elle ne sait pas quoi faire, sa mère est follement amoureuse de cet homme et ne veux pas le quitter. Mon amie à peur qu'il finisse pas la tuer, les coups son de plus en plus violant il lui à même casé des dents. comment puis-je l'aider? la conseiller? aider-moi. Elle a peur!
Bonjour,
C'est une situation grave et inquiétante, en effet, que votre amie vous a rapporté!
La principale difficulté réside dans le fait que la maman de votre amie est une victime consentante de cet homme violent.
Si votre amie dénonce cet homme, elle s'attirera probablement les foudres de sa mère. Et elle pourrait avoir l'impression d'avoir trahi sa mère.
C'est très très délicat!
De plus, en cas dénonciation, même la police ne peut rien faire si la victime ne veut pas porter plainte contre son bourreau, hélas!
Donc, peine perdue!
Néanmoins, il est fondamental pour votre amie qu'elle se mette à l'abri de toute cette violence vécue au quotidien et dont elle subit déjà beaucoup trop les conséquences!
Idéalement, il faudrait qu'elle parle en privé avec sa mère et qu'elle arrive à lui dire à quel point elle est affectée par cette situation.
Il faut qu'elle lui dise qu'elle ne peut pas vivre dans cette ambiance et que son avenir risque d'en être compromis. Il y a une petite chance que cela fasse réagir sa maman.
Celle-ci pourrait s'adresser à l'association LAVI (=aide aux victimes d'agressions physiques ou sexuelles), Bd. Saint-Georges, 72, n°022/320.01.02, qui peut l'aider à tous les niveaux: psychologiques, sociaux, financiers, légaux...
Dans le cas contraire, votre amie devra annoncer à sa maman qu'elle devra la quitter pour se protéger. Cela ne sera pas facile pour elle, mais absolument NECESSAIRE!
C'est là que vous pourrez peut-être l'accompagner et la soutenir dans cette démarche, ou alors, vous pouvez solliciter l'aide d'un-e assistant-e social-e.
En effet, si la maman a choisi cet homme, votre amie n'est pas tenue de le supporter.
Il en va de sa santé mentale!
Une association comme INFOR-JEUNES, Place de la Taconnerie, 5 au n°022/420.55.55 pourra aussi l'aider dans ces démarches et pour lui procurer un logement en urgence, en particulier si votre amie est encore en études ou en formation et ne peut subvenir à ses besoins.
Il ne faut pas oublier la famille proche de votre amie qui pourrait aussi, peut-être, l'héberger et l'aider à tous les niveaux.
Votre amie va probablement se sentir coupable en quittant sa maman et c'est normal; néanmoins, il faut qu'elle comprenne que personne, même pas elle, ne pourra rien pour sa maman, si celle-ci n'est pas disposée à se prendre en main et à réagir par elle-même.
Et cela est sans aucun doute terriblement triste, hélas!
Mais votre amie n'en est absolument pas responsable.
Elle aura probablement besoin d'un soutien psychologique pour lutter contre la culpabilité qui risque, malgré tout, de s'emparer d'elle.
Néanmoins, si elle se sentira mieux et plus en cohérence avec elle-même, si elle aura pu annoncer son départ à sa mère.
Attention! Vous pouvez l'aider, mais seulement jusqu'à un certain point.
Bravo pour votre engagement et votre sens de l'amitié!
Cependant, veillez à ne pas vous mettre, à votre tour, en danger. Ne vous sentez pas coupable si la situation n'évolue pas favorablement. Car, c'est très dur.
Prenez aussi soin de vous!
15.4.2012, Violences/
Ca fait bien longtemps que je ne suis plus venue ! Mais voilà, j'ai pu observé depuis l'année passée une amélioration. Je suis plus heureuse, je m'assume mieux et j'ai confiance en moi. J'ai des amis avec qui passer du temps. Mais le bien ne venant jamais seul, j'ai aussi commencé, à me 'mutiler'. Ca a commencé l'automne passé, au début, je me plantais les ongles dans le poignet ou je me griffais avec ce que je trouvais. Mais ensuite, j'ai commencé à me couper, avec une lame de razoir.
L'année passée, si on m'avait dit ça, j'aurais surement ris, parce que ça semblait inimaginable. On a tous ces idées des ados dépressifs mal dans leur peau qui se mutile. Et des fois, mes amis en parle, se moque d'eux en disant qu'ils sont faibles, etc.
Alors peut-être bien je suis faible. Mais j'aime la sensation lorsque je me coupe, c'est comme si je vivais vraiment parce que malgré tout le bonheur qui m'entoure, j'ai toujours l'impression d'être coincé dans une bulle et je ne peux pas profiter pleinement du bonheur parce qu'il y a un vide. Un gros vide. Et je sais même pas d'ou il vient. Je me sens vide, la plupart du temps, j'ai l'impression de voir ma vie défiler, sans vraiment la vivre.
Et c'est pour ça que je me mutile. Je le fait qu'au poignet, et je mets sans cesse des élastiques dessus pour pas qu'on voit. A cause de ça, je dois attendre que ça soit déjà un peu guéri avant de recommencer et c'est frustrant. Alors je l'ai aussi fait à la cheville, et maintenant, avec l'été qui arrive je sais pas ce que je vais faire.
Et je suis dans une merde pas possible. Parce que je me dis qu'il faut que j'arrête. Mais je peux pas. Je peux pas.
Je crois que je touche un peu le fond. Je sais pas. Je sais plus rien et je me fiche de tout. Rien ne me touche vraiment. Comme je l'ai dit je suis dans une bulle et moi ce que j'attends c'est qu'elle explose, disparaisse. Mais elle reste là.
Et ce qui me retient ici, vivante, c'est l'idée que lorsque ça sera vraiment trop je pourrai toujours m'en aller, partir de ce monde. C'est ironique, n'est-ce pas ? Ce qui me garde vivante est l'idée que je peux mourir à chaque instant et échapper à tout ça.
Alors je vous écris pour dire ce que j'ai sur le coeur. Et pour vous demander des conseils pour sortir de cette situation ? Pour arrêter de me mutiler, pour être enfin heureuse pour de vrai.
Et je sais, que probablement, je devrais voir un psy ou je sais pas. Mais j'en ai pas le courage. J'ai pas de courage.
Et je vous remercie pour ce site super.
Bien que vous ayez le sentiment d'aller mieux qu'avant, depuis environ une année, vous vous mutilez et ne parvenez pas à mettre fin à ce comportement. C'est comme si cette agression contre vous-même vous faisait vous sentir vivante.
Vous décrivez très bien ce que vous ressentez, ce qui montre une grande clairvoyance de votre part et un esprit d'analyse pointu. Vous avez le sentiment de vivre votre vie comme si elle ne vous appartenait pas et quand vous vous coupez, cette sensation forte dans votre chair est bien réelle, elle.
Vous dites ne pas être capable d'arrêter et ne pas avoir le courage d'aller consulter un/e psy. Pourtant, il va vous falloir de l'aide pour combattre ce comportement. Pour parvenir à arrêter, il faut que vous puissiez comprendre les raisons profondes qui vous poussent à vous faire du mal et vous n'y parviendrez probablement pas seule même si vous avez peut-être déjà des pistes.
L'auto-mutilation n'est pas quelque chose d'anodin et n'a rien à voir avec la faiblesse, contrairement à ce que pensent certains de vos camarades. Par contre, cela dénote un malaise profond qu'il faut traiter.
Avec la belle saison qui approche, vos parents (si ce n'est pas déjà le cas) vont voir vos cicatrices. C'est l'occasion d'aborder la question d'un/e psy avec eux. Il est important que vous puissiez vous faire aider. Nous avons bien compris que ce n'est pas ce que vous souhaitiez entendre, pourtant c'est de loin la meilleure solution car il est difficile de se sortir seul/e de ce type de comportement et vous ne pouvez pas continuer comme ça.
Etant donné votre réticence, il nous semble important que quelqu'un de confiance puisse vous accompagner dans votre démarche, c'est pourquoi nous vous conseillons d'en parler à vos parents. Si cela ne vous paraît pas possible, essayez de trouver quelqu'un d'autre dans votre entourage proche. Autrement, vous pouvez aussi aller parler avec l'infirmier/ère ou le/la conseiller/ère social/e de votre établissement scolaire.
Prenez votre courage à deux mains et allez voir un/e professionnel/le. Nous restons bien sûr à votre disposition et attendons de vos nouvelles.
11.4.2012, Violences/Maltraitance psychologique
Bonjour,
Cela fait plus de 7 mois que nous avions décider de mettre fin à notre relation avec mon ex après plus de 2 ans et depuis il à complètement disjoncté. Il y a quelque mois j'ai eu une brève relation avec quelqu'un d'autre et mon ex à commencé de me harcelé en m'envoyant des messages ou en me surveillant et en menaçant la personne avec qui j'étais. Cette aventure c'est terminé et mon ex semblait s'être calmé. Pendant une courte période il avait décidé tout seul de ne plus sortir pour ne pas me croiser avec mes potes car il avait peur de péter un plomb. Pendant ce temps j'ai trouvé du travail dans une boîte où il allait souvent et j'y ai rencontré mon nouveau copain. Depuis qu'il l'a appris (ça fait maintenant deux semaine) il a complètement péter une durite. Il y a une semaine, alors que mon nouveau copain était chez moi, mon ex a fait le pied de grue en bas de chez moi jusqu'à 3h30 du matin et n'a pas arrêter de me téléphoner en me disant qu'il voulait me faire virer de mon job, qu'il m'interdisait de sortir, que s'il croisait mon nouveau copain il lui casserait la gueule et que si je retournait bosser il me frapperai. Je le connais bien et il a un grand respect pour les femmes en temps normal mais là il a complètement disjoncté et je ne le reconnaît plus du tout. J'hésite à porter plainte car il a son petit frère à charge et je ne sais pas si cela suffirai à le calmé. Je ne sais pas qu'est ce qui sera entrepris par la police si je porte plainte. J'ai peur qu'il me fracasse vraiment. Je me suis réfugier chez mon copain car c'est le seul endroit où je me sens en sécurité. J'ai peur de sortir dans la rue. Je ne sais pas qu'elle est la meilleur solution pour qu'il se calme sans faire trop de mal autour de lui. Dois-je vraiment porter plainte pour harcèlement auprès de la police? Dans ce cas, que vont-ils faire pour m'aider? Merci d'avoir mis en place ce site et merci d'avance pour votre réponse. Bonne soirée
Malgré les mois qui se sont écoulés depuis votre rupture, votre ex petit copain semble ne pas l'avoir encore acceptée. Vous décrivez chez lui un changement radical de comportement à votre égard, puisqu'il ne respecte plus votre vie privée et cherche à avoir le contrôle de votre vie. D'un point de vue strictement légal et moral, votre ex copain n'a aucun droit sur vous, que ce soit dans vos loisirs comme dans vos relations sociales. Ces quelques pistes vont peut-être vous aider à y voir plus clair.
Dans votre message vous semblez être tiraillée entre, d'un côté un besoin de sécurité et d'intimité, afin de vous réaliser dans de nouvelles relations, et de l'autre l'envie d'éviter à votre ex de ne pas trop en souffrir. Pensez-vous qu'il partage également ce soucis de ne pas vous faire souffrir et qu'il agit en conséquence?
Est-ce que vous entretenez encore un contact ou avez-vous coupé les ponts? Si vous vous parlez encore, nous vous conseillons de vous positionner fermement vis-à-vis de lui, en lui expliquant qu'en plus de vous manquer de respect, il viole la loi en agissant de la sorte, et qu'il s'expose à des sanctions judiciaires s'il ne modifie pas son comportement. S'il ne veut rien entendre et que toute possibilité de dialogue est balayée, vous n'aurez d'autre choix que de passer par la police.
A ce sujet, pour toute information procédurale, nous vous conseillons de les appeler directement pour qu'ils répondent à vos questions.
Il est normal de vouloir préserver les personnes qui sont importantes ou qui ont occupé place privilégiée dans notre vie. Cependant, il est plus important encore de se respecter soi-même! Et il arrive que pour se respecter soi-même, on doive se montrer ferme avec ces mêmes personnes qui nous tiennent à coeur, au risque parfois de les blesser, voire même les perdre. Mais si vous ne le faites pas, ces relations finiront par vous envahir et par vous empêcher de vous réaliser.
Nous vous encourageons à clarifier vos exigences vis-à-vis de votre ex copain, sous peine de régler cette histoire devant la justice. Cela est évitable, dans la mesure où il décide de coopérer. En espérant vous avoir aidé à y voir plus clair, nous vous souhaitons un excellent weekend.
Ciao
8.4.2012, Violences/Sentiments
Bonjour alors en faite je me sens pas à ma place dans ce monde cruel, je trouve que les personnes du monde d'aujourd'hui sont soit pas équilibré,violent,colérique ou con,qui pensent qu'au sexe et non à l'amour,qui sont superficiel,matérialiste,qui sont égoiste,qui pensent à leurs petites personnes,qui sont la plupart manquent de courage pour dire ce qu'ils pensent vraiment.Sinon je ne supporte pas le malheur dans le monde la guerre,la malnutrition dans les pays pauvres,la violence des terroristes,des assassins ou des violeurs et voleurs.Je me sens perdut et mal tu ne pas trouver de belle personnes,j'ai 3 amie qui sont bien mais en terme de petit copain j'ai du mal à trouver mais c'est pas le pire c'est que je ne me sens pas à ma place,je rêve de trouver des personnes merveilleuses avec de belle valeurs et principes j'ai une vie imaginaire dans un sens je rêve à un meilleur monde,de vrai ami merveilleux,un amoureux merveilleux,une famille aimante,un monde pacifique,baignant dans l'amour,la joie,la bonne humeur,l'altruisme,la générosité. je sais que vous n'allez pas faire de miracle en me repondant mais j'espère trouver du reconfort quelque chose de positif.
Tu as besoin de réconfort, en effet.
Tu penses que tu n'es pas à ta place, car le monde tel que tu le vois ne correspond pas à tes idéaux.
Heureusement que tu as des idéaux, qui te permettent d'au moins imaginer ce que tu souhaiterais, qui te permettent de rêver et aussi, peut-être bientôt, de faire des projets visant à rendre le monde un peu meilleur, pourquoi pas ?
Mais ici et maintenant, il te reste à trouver la beauté dans la réalité qui, elle, n'est pas idéale: elle peut parfois s'en approcher, mais jamais totalement parce que ce sont deux choses différentes.
Les idéaux font partie du monde imaginaire, la réalité elle, fait ce qu'elle peut avec ce dont elle dispose.
Pour aider la réalité à rejoindre au moins un peu ton monde imaginaire, tu pourrais, par exemple, t'efforcer de faire la liste de tout ce que tu vois et connais de bien autour de toi: les personnes, leur façon de faire, d'être, leurs bons côtés; les autres êtres vivants, et puis aussi les choses, les lieux, les activités, etc., tout ce qui apporte de la beauté à la vie, de manière générale.
Te concentrer volontairement sur ces beautés-là, les recenser régulièrement, te permettra de devenir plus optimiste tout en t'accommodant mieux du monde tel qu'il est: pas idéal, parce qu'il n'est pas tout entier dans ta tête et heureusement (sinon, tu serais bien seule ;-) !
Nous sommes à ta disposition si tu as besoin d'échanger encore sur ce sujet (ou sur d'autres). A bientôt !
5.4.2012, Violences/Maltraitance psychologique
Bonjour, je vous écrit car ma psy et moi pensons que je subis des violences psychologiques de la par de mes parents. On va leur en parler lors d'une thérapie familiale avant de faire quoi que se soit. Mais je voudrais savoir combien de temps durent les démarches judiciaires dans ces cas là et ce qu'elles peuvent décider. Notamment, pourrais-je demander une émancipation (j'ai 17 ans), au niveau des soins et de la scolarité que je suis aurais-je droit à des changement sachant que j'en souffre et que mes parents ne le prennent pas en considération. Me conseillez-vous de patienter ou de démarrer les démarches maintenant pour qu'il y ai un changement rapide?
En espérant une réponse de votre part
Cordialement
C'est utile de commencer à vous renseigner, avant que vos parents et vous-même soyez réunis en une séance de thérapie (ou de médiation ?) familiale.
Ainsi, pour en savoir plus sur l'éventuelle possibilité d'émancipation, nous vous recommandons de poser la question par téléphone à un-e avocat-e de Juris Conseils Juniors. Comme vous pourrez le constater (parmi les adresses de CIAO ou en vous rendant directement sur le site concerné www.jcj.ch), Juris Conseils Juniors offre "une permanence juridique téléphonique pour les jeunes et répond au 022/310.22.22 du lundi au vendredi, de 9:00 à 17:00.
C'est anonyme, confidentiel et gratuit." On peut aussi envoyer un e-mail: info@jcj.ch mais la réponse est plus courte et moins précise que par téléphone, bien sûr.
Posez également la question, à l'avocat-e de permanence (gratuite) que vous aurez en ligne, de savoir ce qui peut se faire sans aller jusqu'à une émancipation, au cas où ce ne serait pas possible.
En effet, il existe encore d'autres issues, comme par exemple vivre quelques temps en appartement éducatif et encadré par des professionnel-le-s de l'aide sociale. Cela peut être pris en charge financièrement, soit par vos parents, soit par des services sociaux de votre région le cas échéant.
Dans tous les cas, ce serait positif que vous obteniez des renseignements sur vos possibilités de vie en dehors de votre famille avant que vous n'entriez en discussion avec eux sur vos difficultés parmi eux.
Vous aurez ainsi plus d'arguments et vous sentirez plus tranquille.
Bon courage et tenez-nous au courant, si vous voulez bien.
A bientôt !
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