Quand on n’a pas beaucoup d’estime de soi, on a tendance à croire qu’on est nul-le, que les autres filles et garçons sont plus intelligents ou plus drôles. De là, il n’y a qu’un pas pour penser qu’on ne mérite pas autant d’attention, d’amour et de respect que les autres. Il devient alors plus difficile de dire non à des choses avec lesquelles on n’est pas d’accord et plus facile de supporter l’insupportable.
En réalité, la violence est un peu comme un cercle vicieux :
Certaines recherches*ont montré que les filles qui ont vécu de la violence dans l’enfance sont plus souvent confrontées à de la violence plus tard dans leur vie. Cela ne signifie pas que ce sont elles qui attirent cette violence, mais plutôt que, en diminuant l’estime de soi, la violence subie dans le passé fragilise face à la violence actuelle.
La violence n’est pas une fatalité et on peut interrompre ce cycle à tout moment.
* (Gillioz Lucienne, Jacqueline De Puy et Véronique Ducret (1997) : Domination et violence envers les femmes dans le couple. Lausanne : Payot)
Parfois la colère ressentie s'exprime de manière détournée par de l'agressivité envers soi: Pourquoi se faire du mal?
Violences sexuelles, Quand parler de violences? des quiz
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