Lorsqu’un individu nait, la société lui attribue une identité sexuelle, c’est-à-dire un sexe de naissance, basé sur sa biologie : en fonction de ses organes génitaux, l’enfant est soit un mâle, soit une femelle. A ce sexe de naissance, la société ajoute d’autre exigences quant à son comportement et à son parcours de vie, on parle de « genre » (un petit garçon est censé avoir un comportement jugé masculin, des intérêts qu’on considère comme masculins, etc.)
Lorsque cet individu grandit, il prend progressivement conscience de son être et de son corps, et il développe petit à petit sa propre auto-indentification (le sentiment d’être masculin ou féminin). Dans la majorité des cas, les personnes nées mâles grandissent en se sentant hommes et masculins, et les femelles grandissent en se sentant femmes et féminines. Ce schéma (mâle > homme > masculin et femelle > femme > féminine) étant majoritaire, il est commun de l’appeler la norme (état conforme à la majorité des cas).
Cependant, il existe des personnes qui ont un parcours de vie qui ne s’inscrit pas dans cette norme : en découvrant leur identité intérieure, ils ou elles sentent une contradiction (un désaccord) entre leur sexe génital (identité sexuelle), le rôle qu’on attend d’eux dans la société et leur auto-identification (selon qu’ils se sentent masculin ou féminin ou les deux).
Ce questionnement sur sa propre identité peut s’exprimer dès l’enfance, à l’adolescence ou seulement à l’âge adulte. En fonction de sa situation personnelle et de la pression de la société, le malaise peut s’exprimer de différentes façons : sentiment de différence, de honte, de mal-être, repli sur soi ou au contraire expression exacerbée, et dans le pire des cas, envies suicidaires. Cette différence, puisqu’elle est bien souvent niée et stigmatisée par leur environnement, est malheureusement très souvent mal vécue par les personnes concernées, car elles sont victimes de regards, de moqueries et de discriminations.
Pour te donner un exemple, une personne transidentitaire pourrait être un enfant né garçon, mais qui se sent profondément fille, et qui adopte les comportements et les attributs du genre féminin (il se laisse pousser les cheveux, porte des robes, joue avec des poupées et dit qu’il est une fille).
Spontanément, cela peut te faire penser à l’homosexualité (le stéréotype d’un garçon efféminé, ou d’une fille masculine), mais il s’agit bel et bien d’autre chose : ce n’est pas une question d’attirance sexuelle ou affective, mais une question d’identité. Ce n’est pas de savoir qui on aime, mais plutôt de savoir qui on est, et d’être reconnu « en tant que garçon », ou « en tant que fille », et cela même si ça ne correspond pas à la condition biologique (sexe mâle, sexe femelle).
8 mars 2011
© CIAO,Profa
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Pour le thème Sexualité CIAO travaille avec deux institutions : la Fondation Profa et le Service Santé Jeunesse (SSJ)
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