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Comment réagir? Comment aider quelqu'un qui veut se suicider?

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Comment réagir lorsqu'on a repéré certains comportements et / ou messages qui constituent des signes d'alerte ?

  • Ne pas s'isoler: S'il est important de rester disponible et à l'écoute d'une personne qui va mal au point de vouloir se tuer,  il ne faut pas pour autant s'isoler avec elle, même au nom de l'amitié ou de l'amour.
  • Ne pas être complice: Il arrive parfois qu'une personne qui parle de suicide avec quelqu'un lui demande de garder le secret, de n'en parler à personne. Il est très important de ne pas se laisser enfermer dans un tel secret tout comme on ne pourrait accepter de se retrouver complice d'un meurtre.  Il s'agit de l'obligation de venir en aide à toute personne qui est en danger de mort.
  • Chercher de l'aide pour soi: Lorsqu'on est au courant des envies ou projets suicidaires d'un proche, il est important de ne pas garder pour soi  ses doutes et ses craintes. La responsabilité est trop grande à porter seul lorsqu'il est question de vie ou de mort. De plus, plusieurs avis valent mieux qu'un pour juger de la gravité, de l'urgence et des réponses à donner à une situation à risque.
  • Être en contact avec une personne suicidaire est délicat. Il ne faut pas dépasser ses propres limites. Il faut s'enréférer à un adulte de confiance ou à un service d'aide, qui pourra justement « aider à aider ». En Suisse, on peut appeler le Centre d'Etude et de Prévention du Suicide (CEPS) au 022 382 42 42). Des professionnels y répondent gratuitement et en toute confidentialité 24 heures sur 24. Ils peuvent aussi bien aider les jeunes à risque suicidaire et que leur entourage (famille, amis,...).
  • Offrir de l'aide à celui qui va mal: Écouter véritablement la personne qui va mal, sans la juger, tout en posant ses propres limites (disponibilité, confidentialité, limite de ce qu'on peut faire) est déjà un pas important.Il faut valoriser le fait d'avoir pu confier ses idées suicidaires à quelqu'un car en parler n'est pas facile.Il faut nommer les craintes que l'on ressent. Si le suicide n'est pas nommé, on peut se permettre de demander à la personne qui va mal si elle a déjà pensé au suicide; le cas échéant, on peut lui demander si elle a pensé à un projet de suicide (par exemple la manière de se tuer) et, si c'est le cas, si elle a déjà planifié son suicide  (date, heure, endroit, ...).
  • En cas de réponse positive à la dernière question il faut tout faire pour s'interposer dans ce projet : prévenir les proches, lui confisquer ses médicaments, éventuellement son arme, les clés de son véhicule, etc. Si nécessaire, on peut appeler un médecin ou accompagner celui qui va mal au centre des urgences médicales le plus proche.  
  • Aider à chercher de l'aide: Une aide précieuse consiste à chercher de l'aide pour la personne qui va mal et l'accompagner dans ses démarches. CIAO, le Centre d'Étude et de Prévention du Suicide (CEPS) (022 382 42 42) et le 147 sont des ressources utiles pour aider à orienter vers des lieux appropriés.Il peut être utile d'offrir sa présence et son soutien pour appeler et demander un rendez-vous à un psy ou un médecin, voire de proposer d'accompagner la personne qui va mal au premier rendez-vous. Tout ce qui pourra faciliter ces démarches est le bienvenu et le lien de confiance qui s'est établi n'en sera que renforcé.
  • Si le projet suicidaire n'est pas défini, mais que les envies sont bien présentes dans le dialogue, insister sur le fait que la mort est irréversible et définitive, puis chercher avec le suicidant d'autres solutions qui pourraient l'aider à surmonter la crise suicidaire. Évoquer clairement qu'il existe d'autres solutions que le suicide pour obtenir des changements, lui rappeler de ne pas s'isoler avec ses problèmes.

30 octobre 2009
© CIAO- Centre de Prévention du Suicide et d'après "Le suicide des jeunes" de Maja Perret-Catipovic

Infos annexes

 

Sais-tu que?

Le cerveau a besoin de glucides et de lipides pour bien fonctionner. Une alimentation saine et régulière est importante afin d'éviter les grignotages.

 
 

Sais-tu que?

En Suisse, le suicide est la première cause de mortalité des 15-19 ans, à égalité avec les accidents de la route.

 
 

Nos partenaires

Pour le thème Santé, CIAO travaille avec la CSJ (Consultation Santé Jeunes) et Le Centre d'Étude et Prévention du Suicide (CEPS)

 
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